D'étranges poissons apparaissent dans le Golfe d'Alaska

Un poisson-lune découvert aux abords du Golfe d'Alaska.
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Un poisson-lune découvert aux abords du Golfe d'Alaska. - © Tous droits réservés

Dans le Golfe d'Alaska, les eaux sont inhabituellement chaudes et cela attire des poissons tout à fait étranges. Le phénomène ne serait en rien lié aux effets du réchauffement climatique, mais la chaîne alimentaire pourrait être particulièrement perturbée, au point que les saumons de ces eaux très poissonneuses pourraient ne plus trouver la nourriture dont ils ont besoin.

Le Golfe d'Alaska doit faire face à des conditions météorologiques très changeantes depuis un an. "Il y a beaucoup d'eau chaude et cela est dû à ces conditions qui n'enlève en fait plus cette chaleur hors de l'océan. Elles laissent l'océan se réchauffer rapidement et rester chaud", explique Nate Mantua, un scientifique de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), au Washington Post.

Ce phénomène semble n'avoir aucun lien avec le réchauffement climatique, mais serait plutôt le résultat des conditions météorologiques et des vents qui changent rapidement et varie d'année en année, explique le chercheur.

Dans ce contexte, des poissons inhabituels pour la région ont été observés dans le Golfe. Thons listao, requins-renards ou encore poissons-lunes ont ainsi été aperçus alors qu'ils ne s'agit originellement pas de leur biotope.

Saumons en danger

Mais plus inquiétante est la situation des saumons qui, aux États-Unis, viennent en majorité du Golf d'Alaska lorsqu'ils sont vendus dans le commerce. La chaîne alimentaire étant perturbée par ces changements de températures, les saumons qui migrent des rivières ne trouvent plus l'eau fraîche et la nourriture abondante auxquelles ils s'attendent. "Ils n'auront rien à manger, c'est ce que nous redoutons... Ce ne sera pas joli", explique Bill Peterson, chercheur principal au NOAA.

Il est malgré tout possible qu'ils plongent dans les eaux plus profondes et plus froides pour se nourrir, indique néanmoins ce scientifique. Mais, quoi qu'il en soit, s'ils se confirment, les effets ne devraient pas se faire sentir avant deux ou trois ans pour les pêcheurs.

T.M.

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