Cuba libère trois prisonniers politiques, non liés aux "75" de 2003

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L'Eglise catholique cubaine a annoncé samedi la libération de trois prisonniers politiques condamnés pour des faits non liés à la vague d'arrestations d'opposants de 2003, et qui devraient quitter Cuba pour l'Espagne, selon un communiqué de l'archevêché de La Havane.

Les dissidents libérés sont Ciro Perez Santana, 61 ans, condamné à 20 ans de prison en 1994 pour détention d'armes, sortie illégale du pays et piraterie, Arturo Suarez Ramos, 46 ans, condamné à 30 ans de prison en 1987 pour piraterie et sortie illégale du territoire, et Rolando Jimenez Posada, 41 ans, condamné à 12 ans pour espionnage en 2003, mais qui ne faisait pas partie des 75 dissidents arrêtés dans des rafles et condamnés cette année-là.

Les trois opposants ont accepté de s'exiler en Espagne avec leurs familles, selon le communiqué remis à la presse par le porte-parole de l'archevêché de La Havane, Orlando Marquez.

Ils devraient partir "prochainement" pour l'Espagne avec leurs proches, selon le communiqué.

Le dialogue, initié le 19 mai dernier, entre le cardinal Jaime Ortega, archevêque de La Havane, et le président Raul Castro, avait amené le gouvernement cubain à décider de la libération des 52 prisonniers politiques restants sur les 75 condamnés en 2003.

Leur libération avait commencé en juillet et, à ce jour, 38 des 52 ont gagné l'Espagne avec leurs familles et un autre doit s'y rendre dans les prochains jours. Une dizaine d'autres se refusent à partir en exil, selon des sources dissidentes.

Le 20 juillet, le président du Parlement, Ricardo Alarcon, a exprimé à Genève la volonté officielle de libérer tous les prisonniers politiques sur lesquels "ne pesent pas de responsabilité quant à la vie d'autrui".

La semaine dernière, le cardinal Ortega a déclaré à la presse qu'une fois terminé le processus de libération des 52 "viendra (celui des) autres" qui figurent sur d'autres listes de prisonniers politiques.

En l'absence d'information officielle sur le sujet --le gouvernement cubain ne reconnaissant pas l'existence de prisonniers politiques--, diverses entités étrangères, des ONG le plus souvent, ont établi des listes d'opposants emprisonnés.

La Commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation nationale (CCDHRN), illégale mais tolérée, chiffre à "plusieurs dizaines" le nombre de prisonniers politiques ne faisant pas partie des 52.


AFP

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