Cuba : la colère éclate dans les rues, les révolutionnaires appelés à répliquer

Une série de manifestations inédites, aux cris de "Liberté !" et "A bas la dictature !", a éclaté dimanche dans plusieurs villes de Cuba, qui traverse sa pire crise économique en 30 ans.

Largement diffusées via les réseaux sociaux, ces manifestations ont commencé de façon spontanée dans la matinée, événement rarissime dans ce pays gouverné par le Parti communiste (PCC, unique), où les seuls rassemblements autorisés sont généralement ceux du parti.

"A bas la dictature !", "Qu’ils s’en aillent !", ou encore "Patrie et vie !" (le titre d’une chanson polémique), criaient notamment plusieurs milliers de manifestants à San Antonio de los Baños, une petite ville de 50.000 habitants à une trentaine de kilomètres de La Havane.

D’autres manifestations ont été signalées et diffusées en direct, via Facebook ou Twitter, à travers ce pays où l’internet mobile n’est arrivé que fin 2018.

Ces manifestations sont survenues le jour où Cuba a enregistré un nouveau record quotidien de contaminations et de morts dues au coronavirus, avec 6923 cas recensés (pour 238.491 cas au total) et 47 morts en 24 heures (pour 1537 décès au total).

Sous les mots-clés #SOSCuba ou #SOSMatanzas (du nom de la province la plus touchée), les appels au secours se multiplient sur les réseaux sociaux, tout comme les appels au gouvernement pour qu’il facilite l’envoi de dons de l’étranger.

Les autorités ont aussi dénoncé "une campagne" qui cherche à "présenter une image de chaos total dans le pays qui ne correspond pas à la situation actuelle". Le gouvernement devrait néanmoins autoriser lundi une adresse électronique pour accélérer les dons de l’étranger, a assuré M. Soberon.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK