Crise politique en Italie : le Sénat fixera ce mardi la suite du calendrier

L’Italie se dirige vers des élections
L’Italie se dirige vers des élections - © ALBERTO PIZZOLI - AFP

Les chefs de groupe au Sénat italien n’ont pu se mettre d’accord pour fixer la date du vote de censure voulu par le chef de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini. Il réclame la fin du gouvernement de Giuseppe Conte avec son désormais ex-allié Mouvement 5 Etoiles et réclame des élections immédiates.

Mais entre les partis italiens, aucune unanimité ne s’est dégagée et ce sera au Sénat de valider ce qu’une majorité de partis a esquissé comme calendrier. La haute assemblée se réunira pour cela mardi à 18 heures. Selon ce scénario, le Premier ministre italien devrait s’adresser au Parlement le 20 août.

La Ligue et ses alliés veulent un vote de défiance dès ce mercredi. Le Mouvement 5 Etoiles, appuyé par le Parti démocrate (PD, centre gauche), qui se déchire sur la marche à suivre, s’y est opposé, plaidant pour une simple déclaration de Giuseppe Conte devant le Sénat le 20 août.

Selon le système parlementaire italien, c’est au Sénat que doit avoir lieu le vote de censure contre Giuseppe Conte, qui y avait obtenu la confiance du Parlement lors de la formation de l’hétéroclite gouvernement Ligue-M5S, il y a seulement 14 mois.

Matteo Salvini veut faire chuter le gouvernement, au plus tard le 20 août, et organiser des élections fin octobre pour capitaliser sur des sondages qui le créditent de 36 à 38% des intentions de vote. Il a pour cela scellé une alliance avec le petit parti d’extrême droite Frères d’Italie présidé par Giorgia Meloni et celui de Silvio Berlusconi, Forza Italia. Ce pacte électoral rapporterait de 6 à 8% de plus à la Ligue, ce qui lui assurerait une majorité solide.

Son ex-allié Luigi Di Maio qui crie à la trahison, a pour sa part lancé une pétition pour le vote, avant tout scrutin, d’une réforme devant réduire radicalement le nombre de parlementaires du pays, pour en supprimer 345 des 950 actuels.

D’autres forces politiques ont proposé un gouvernement transitoire, avant tout retour aux urnes, pour adopter la baisse du nombre des députés et surtout le budget 2020, à présenter à la Commission européenne d’ici la fin septembre.

 

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