Crash du MH17: les Pays-Bas demandent à la Russie de leur livrer un ex-chef militaire séparatiste

Crash du MH17: un témoin-clé dans l'enquête exigé par Moscou dans l'échange de prisonniers avec l'Ukraine
Crash du MH17: un témoin-clé dans l'enquête exigé par Moscou dans l'échange de prisonniers avec l'Ukraine - © VASILY MAXIMOV - AFP

Le ministère public des Pays-Bas a demandé à la Russie de lui livrer Volodymyr Tsemakh, 58 ans, ex-chef militaire séparatiste prorusse, dont le nom a été cité dans l'affaire du crash du vol MH17 de Malaysia Airlines abattu par un missile russe, a-t-il annoncé aux proches des victimes du crash.

Les Pays-Bas ont regretté que l'Ukraine ait accepté de remettre cet homme dans le cadre d'un échange de prisonniers avec la Russie.

Volodymyr Tsemach pourrait jouer un rôle important dans l'enquête sur le crash du vol MH17 en 2014. L'ex-chef séparatiste aurait commandé les défenses anti-aériennes sur place et aurait aidé au retrait de l'installation du système de missiles Bouk.

Le ministère public a pu interroger l'homme avant son départ vers la Russie, selon le gouvernement.

Capturé en juin par les services secrets ukrainiens, il était jusqu'à présent jugé à Kiev pour "participation à une organisation terroriste", expression utilisée par l'Ukraine pour les activités militaires des séparatistes.

Pas le choix, selon l'Ukraine

La Russie refusait tout échange de prisonniers avec l'Ukraine sans que Kiev ne lui livre l'ex-chef militaire séparatiste prorusse Tsemakh, a affirmé samedi un haut responsable ukrainien.

"L'absence de Tsemakh dans la liste de personnes échangées entraînait automatiquement l'arrêt des négociations avec la Russie", a déclaré le chef des services ukrainiens de sécurité Ivan Bakanov à l'agence Interfax-Ukraine, peu après l'échange de 70 personnes entre Kiev et Moscou.

Selon lui, cette "exigence de Moscou" est "une nouvelle preuve de l'implication russe dans le crash de MH17". La Russie réfute farouchement toute implication dans cette catastrophe, qui a fait 298 morts, dont 196 Néerlandais.

Le Boeing de Malaysia Airlines, parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur le 17 juillet 2014, avait été touché au-dessus de la zone de guerre séparatiste dans l'est de l'Ukraine.

Les enquêteurs internationaux ont établi que l'avion avait été abattu par un missile provenant d'une brigade russe basée dans le sud-ouest de la Russie et transféré dans la zone contrôlée par les séparatistes

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