Course à la Maison Blanche: des petits candidats peuvent jouer les trouble-fête

Jill Stein et sa colistière Cheri Honkala représentent les Verts
Jill Stein et sa colistière Cheri Honkala représentent les Verts - © Archive AFP/Paul J. Richards

Dans la course à l’élection présidentielle américaine, à côté des luttes au sommet entre Démocrates et Républicains qui monopolisent l'essentiel de l'attention médiatique, d’autres voix existent. Certains petits candidats moins connus peuvent, malgré un petit score, faire perdre un Etat à l’un des deux grands.

Aux Etats-Unis, chaque prétendant à la Maison Blanche doit faire valider sa candidature dans chacun des Etats, selon des règles variables. Comme l’explique Slate.fr, si l’on prend l’Idaho, outre le démocrate Barack Obama et le républicain Mitt Romney, il y a quatre candidats :

Gary Johnson, le candidat des Libertariens, ancien gouverneur du Nouveau Mexique. Il plaît à l’électeur de droite et pourrait menacer Mitt Romney dans certains Etats.

Rocky Anderson, ancien maire de Salt Lake City. Il a quitté le Parti démocrate en 2011 pour fonder le Parti de la justice, plutôt à gauche.

Virgil H. Goode Jr., ancien élu du Congrès, d’abord comme démocrate, puis comme indépendant avant de s’affilier au Parti républicain. Elu de Virginie, il supporte le secteur du tabac. Aujourd’hui, il est sous la bannière du Parti constitutionnaliste.

Jill Stein, une pédiatre de 62 ans représente les Verts américains pour l'élection présidentielle de novembre, où elle défendra des idées fermement ancrées à gauche. Les Verts veulent promouvoir un système de santé universel, abroger les frais de scolarité dans les universités, annuler les dettes contractées par les étudiants et mettre en place immédiatement un moratoire sur les saisies de maisons. Jill Stein veut aussi mettre en place une "Nouvelle Donne Verte" qui permettrait de créer des millions d'emplois et de s'attaquer à la crise du climat.

Jill Stein semble être la candidate écologiste la mieux placée depuis que Ralph Nader a mis les Verts sur le devant de la scène en 2000: les Démocrates lui avaient reproché d'avoir fait perdre leur candidat Al Gore lors d'un scrutin extrêmement serré. Ralph Nader avait réussi un score de 2,7% et les Démocrates estimaient avoir perdu des voix à cause de lui.

Malgré un score modeste, certains de ces petits candidats peuvent donc faire basculer l’un ou l’autre Etat d’un camp à l’autre, même si ces reports de voix sont difficiles à estimer. Et encore plus à prévoir. C’est ainsi qu’en 1992 Ross Perot avait recueilli 19% des suffrages en se présentant comme indépendant. Pour certains analystes, il avait grignoté des voix à chacun des deux grands candidats, Bill Clinton et George Bush Sr.

A.L. avec Slate.fr

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