Coup d’État en Birmanie : Washington appelle l’Association des nations d’Asie du Sud-Est à faire pression sur le régime

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a fait part aux ministres des Affaires étrangères de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) de sa "profonde préoccupation" au sujet de la situation en Birmanie, les appelant à une "action commune".

Le chef de la diplomatie américaine "a appelé l’Asean à une action commune pour pousser à la fin de la violence, la restauration de la transition démocratique de la Birmanie et la libération de tous ceux (qui) sont injustement détenus" suite au coup d’Etat de février, a indiqué un porte-parole, Ned Price, dans un communiqué.

"Profonde préoccupation"

Antony Blinken a fait part de sa "profonde préoccupation" au sujet de la Birmanie, qui fait partie de l’Asean, et rappelé les "principes de la charte de l’Asean au sujet de l’état de droit, la bonne gouvernance, la démocratie et les droits humains", souligne Ned Price.

Il a appelé l’association à mettre en place le plan en cinq points qu’elle a élaboré en avril et à "une action immédiate pour réclamer des comptes au régime birman à propos du consensus et pour la nomination d’un envoyé spécial".

22 personnes sanctionnées

Les Etats-Unis ont imposé au début du mois de nouvelles sanctions à 22 personnes liées au coup d’Etat militaire et aux attaques à l’encontre du mouvement pro démocratique qui ont suivi.

La Birmanie est dans la tourmente depuis qu’un coup d’Etat militaire en février a renversé la dirigeante civile Aung San Suu Kyi et son gouvernement, avec des centaines de morts lors d’une répression brutale.


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La junte a justifié sa prise de pouvoir comme un moyen de protéger la démocratie, alléguant des fraudes électorales lors des élections législatives de novembre, remportée par le parti de Aung San Suu Kyi.

Le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU a adopté lundi une résolution condamnant les violations des droits humains par l’armée birmane contre les Rohingyas et d’autres minorités, et demandé l’ouverture d’un processus de réconciliation.

 

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