Coup d'Etat en Birmanie : le chef de la junte sanctionné par l'Union européenne

Le commandant en chef de la junte Min Aung Hlaing.
Le commandant en chef de la junte Min Aung Hlaing. - © MLADEN ANTONOV - AFP

Parmi les onze responsables birmans sanctionnés lundi par l'UE pour le coup d'État militaire du 1er février dernier et la répression militaire des manifestations figurent le commandant en chef de la junte Min Aung Hlaing et son adjoint Soe Win. Depuis ce coup d'Etat qui avait renversé la dirigeante civile Aung San Suu Kyi, plus de 2600 personnes ont été arrêtées et quelque 250 tuées, selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP). Le bilan des victimes pourrait être plus lourd, souligne cette organisation locale de défense des droits de l'homme.

Le général Min Aung Hlaing et neuf des plus hauts gradés des forces armées, ainsi que le président de la Commission électorale, se voient interdire de se rendre dans l'UE ou d'y transiter et imposer un gel de leurs avoirs ou de leurs ressources dans l'Union.

Il s'agit des premières sanctions depuis le putsch décidées par l'UE, qui avait déjà sanctionné en 2019 quatorze militaires et policiers pour les persécutions contre la minorité musulmane des Rohingyas.

De son côté, la BBC a annoncé la remise en liberté de son journaliste birman Aung Thura, interpellé vendredi dans la capitale Naypyidaw. Quarante journalistes ont été interpellés depuis le putsch, précise le média britannique sur son site.

Un deuxième journaliste, travaillant pour le média local Mizzima et également interpellé vendredi à Naypyidaw, Than Htike Aung, reste détenu.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK