Corruption en Espagne: motion de censure contre Rajoy, assailli par l'opposition et ses alliés

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est retrouvé isolé vendredi, menacé par une motion de censure de l'opposition socialiste et lâché par ses alliés centristes de Ciudadanos, après la condamnation de son parti conservateur dans un méga-procès pour corruption.

Le Parti socialiste (PSOE), première formation d'opposition, a déposé une motion de censure dans la matinée à la chambre des députés pour renverser Mariano Rajoy et former un gouvernement à sa place.

Pour réussir, elle devra être votée par 176 députés, une majorité absolue que le PSOE ne pourrait rassembler qu'en s'alliant à la gauche radicale de Podemos et aux petits partis nationalistes, dont les séparatistes catalans contre lesquels le numéro un des socialistes, Pedro Sanchez, a pris position ces derniers mois.

Le parti libéral Ciudadanos, devenu le principal rival de Mariano Rajoy dans les sondages, a lui immédiatement annoncé qu'il s'opposerait à cette motion de censure, mais exigé en revanche des élections anticipées.

"La condamnation du gouvernement pour corruption a mis un terme à la législature", a lancé le chef de Ciudadanos, Albert Rivera, dans un tweet. "Nous avons besoin d'un gouvernement propre et fort qui affronte le défi séparatiste. Ou Rajoy convoque des élections ou le Congrès le fera".

Ciudadanos n'a pas pour autant l'intention de faciliter l'arrivée des socialistes au pouvoir.

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