Coronavirus : un sommet européen virtuel pour faire face à la crise économique

Les 27 chefs d’État et de gouvernement européens se réunissent en sommet virtuel ce jeudi après-midi. Le président du Conseil européen, Charles Michel, fera face à une vingtaine d’écrans en visioconférence.

Lors de cet échange de cinq heures, les États membres vont devoir s’accorder sur une réponse commune pour faire face à l’impact économique de la crise du coronavirus.


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Un sommet historique

Charles Michel appelle les dirigeants européens à agir vite. L’heure est grave. L’ancien Premier ministre italien, Enrico Letta, juge même que ce sommet en visioconférence sera une réunion historique comme celles qui se sont déroulées après le 11 septembre ou la chute du mur de Berlin.

Depuis le début de la crise, les pays européens ont décidé d’injecter des dizaines, parfois des centaines de milliards d’euros pour soutenir leurs économies. Mais, chacun a agi de son côté. Pour être efficace, la réponse devra être commune et coordonnée. Malgré l’urgence, ce ne sera pas simple.

Des obligations "Corona"

Face à un risque de récession générale, neuf pays dont la France, l’Italie, l’Espagne et la Belgique ont proposé de lancer un emprunt commun à toute l’Union européenne.

Ces obligations européennes, "obligations Corona", permettraient aux pays durement frappés par le Covid-19 ou déjà fortement endettés de se financer à des taux raisonnables.

Mais, tout le monde n’est pas convaincu par cette mesure solidaire jugée indispensable par le groupe des "9". Les pays, partisans de la rigueur budgétaire, comme les Pays-Bas ou l’Autriche y sont hostiles. Ils ne veulent pas entendre parler de mutualisation des dettes. L’Allemagne est hésitante.

Mécanisme européen de stabilité

Pour contourner ce blocage, les 27 vont sans doute se tourner, dans un premier temps, vers le Mécanisme européen de stabilité. Cet instrument d’aide a été créé lors de la crise de la dette en 2008 pour aider les pays qui ne pouvaient plus emprunter sur les marchés. Il pourrait mobiliser plus de 400 milliards d’euros.

Mais encore une fois, les modalités de recours à ces garanties font débat. Les Italiens ne veulent pas entendre parler des mesures d’austérité qui les accompagnent. Rome ne veut pas non plus être le seul à avoir recours à cet instrument. Cela enverrait un mauvais signal au marché et les taux d’intérêt italiens risqueraient de s’envoler.

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