Coronavirus : le Parlement irlandais convoqué à la suite d'un scandale politique lié au virus

Le Premier ministre irlandais Micheal Martin va convoquer le Parlement à la suite d'un scandale politique lié au coronavirus et a demandé au commissaire européen au Commerce, l'Irlandais Phil Hogan, mis en cause, d'envisager une démission.

Michael Martin et ses partenaires de coalition, le vice-Premier ministre Leo Varadkar et le ministre Eamon Ryan, "sont tombés d'accord pour que le Dail (le Parlement) soit convoqué", a indiqué dimanche un porte-parole.  

Cette décision fait suite à la tempête provoquée cette semaine dans la classe politique par des révélations sur la tenue d'un dîner de gala organisé en violation des restrictions sanitaires liées à la pandémie de coronavirus.    

Le dîner, qui s'est tenu mercredi soir pour les 50 ans du club de golf du Parlement avec 82 invités dont Phil Hogan, a déjà conduit plusieurs personnes à la démission, dont celle du ministre de l'Agriculture Dara Calleary. Il a eu lieu au lendemain d'une décision des autorités de durcir les restrictions sur les rassemblements, interdisant les réunions de plus de 6 personnes en intérieur. La police irlandaise a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête pour "violations" de la législation. 

Michael Martin et Leo Varadkar, qui dirige le Fine Gael, parti dont Phil Hogan est un ancien député, ont indiqué samedi "avoir parlé avec le commissaire Hogan et lui avoir demandé de prendre ses responsabilités". Un porte-parole de Phil Hogan, a indiqué à la chaîne RTE que le commissaire "allait réfléchir" à la requête.    

Elu du Parlement irlandais de 1987 à 2014 et ministre de l'Environnement de 2011 à 2014, Michael Hogan avait auparavant affirmé avoir assisté à la soirée "sur la base d'une claire compréhension que les organisateurs et l'hôtel en question avaient été assurés que les arrangements mis en place respecteraient les consignes du gouvernement". Il a par la suite publié un communiqué pour s'excuser, selon RTE. Mais "les excuses du commissaires sont tardives et (...) il doit encore relater en détail et expliquer ses gestes", a estimé le porte-parole du Premier ministre. Michael Martin et Leo Varadkar "estiment tous deux que l'événement n'aurait jamais dû avoir lieu" selon lui.
 

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