Coronavirus : le nombre de cas détectés dans le monde depuis le début de l’épidémie dépasse les cinq millions

Plus de cinq millions de cas de coronavirus ont été rapportés depuis le début de la crise du coronavirus dans le monde, selon les données compilées par l’Université Johns Hopkins. Le nombre total de décès dans le monde s’élève à 328.172.

Au moins 5.006.730 cas de Covid-19 ont été enregistrés dans le monde, alors que 106.000 nouveaux cas de coronavirus ont été rapportés ces dernières 24 heures. Un record qui inquiète l’OMS, notamment pour "les pays à faibles revenus".


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Top 5 des pays ayant détecté le plus grand nombre de cas

Ces 5 pays sont ceux qui ont signalé le plus grand nombre de cas :

  • Les États-Unis : 1.551.853
  • La Russie : 308.705
  • Le Brésil : 291.579
  • Le Royaume-Uni : 249.619
  • L’Espagne : 232.555

En Belgique, le nombre total de cas confirmés s’élève à 56 235, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités ce jeudi 21 mai.

Continent le plus touché avec près de 2 millions de cas, dont 328.047 mortels, l'Europe poursuit sur la voie d'une très lente normalisation.

L'impact économique continue à se faire durement ressentir sur le Vieux Continent avec une poursuite de la contraction de l'activité dans le secteur privé en mai, mais à rythme plus faible qu'en avril, selon le cabinet Markit.

"Victoire" en Chine

En Chine, où l'épidémie est officiellement apparue en décembre dans la ville de Wuhan, les 3.000 députés de l'Assemblée nationale populaire (ANP) doivent se réunir à partir de vendredi pour la grand-messe annuelle du régime communiste du résident Xi Jinping.

L'occasion de célébrer la fin de l'épidémie sur le territoire même si le pays redoute une deuxième vague sur fond de résurgences du virus dans certains endroits ces dernières semaines. La session du parlement "devrait donner l'occasion à Xi Jinping de proclamer la victoire totale dans 'la guerre populaire' contre le virus", prévoit la politologue Diana Fu, de l'Université de Toronto (Canada).

Ravages aux États-Unis

Aux Etats-Unis, où la pandémie continue de faire des ravages, Donald Trump a accusé mercredi Pékin d'être responsable d'une "tuerie de masse mondiale". Le président américain, très critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire et qui veut coûte que coûte redémarrer l'économie de son pays à quelques mois de l'élection présidentielle, insiste néanmoins pour un retour à la normale, notamment en préconisant un G7 de visu.

Son optimisme contraste avec la situation dans son pays, le plus touché au monde en nombre de contaminations (1,55 million de cas) et de décès. L'université Johns Hopkins a annoncé mercredi soir plus de 1.500 morts supplémentaires en 24 heures, ce qui porte le total à plus de 93.400, dont presque un tiers dans le seul Etat de New York.

"Génocide" redouté au Brésil

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé mercredi que la pandémie était loin d'être contenue, avec 106.000 nouveaux cas dépistés en 24 heures à travers le monde, un record.

Le Brésil est en première ligne, subissant une accélération marquée de l'épidémie avec un bilan quotidien qui vient de grimper jusqu'à 1.179 décès. Mais le président d'extrême droite Jair Bolsonaro continue de minimiser la dangerosité du virus et de critiquer le confinement. Le photographe franco-brésilien Sebastiao Salgado, 76 ans, qui a passé sa vie à immortaliser avec son objectif la condition des plus pauvres et leur environnement dégradé, craint que les peuples indigènes d'Amazonie ne subissent un "génocide" faute de soins dans le Brésil de Jair Bolsonaro.

Il a lancé une campagne pour les peuples d'Amazonie, qui a recueilli plus de 261.000 signatures, car "on risque vraiment une énorme catastrophe" avec "l'élimination d'une ethnie et de sa culture", a-t-il dit à l'AFP.

Sous la pression du chef de l'Etat brésilien, le ministère de la Santé a recommandé mercredi l'usage de la chloroquine et de son dérivé, l'hydroxychloroquine, pour les patients atteints d'une forme légère du Covid-19. Dans l'attente d'un vaccin et d'un remède, l'emploi de cet antipaludéen et de son dérivé fait débat car leur effet contre cette maladie n'a pas été prouvé à ce jour. Donald Trump a annoncé lundi prendre de l'hydroxychloroquine chaque jour à titre préventif.

Lueur d'espoir: des chercheurs ont montré que des singes vaccinés ou infectés par le nouveau coronavirus avaient développé des anticorps leur permettant d'être protégés contre une nouvelle infection.


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L'Amérique latine dans les difficultés également

Au Mexique, la reprise éventuelle du championnat de football a du plomb dans l'aile après que huit joueurs de l'équipe de Santos Laguna eurent testés positifs. "Cela complique singulièrement le scénario d'une reprise", a reconnu le propriétaire de Santos Alejandro Irarragorri sur la chaîne de télévision sportive TUDN.

Situation difficile aussi au Pérou, deuxième pays le plus affecté d'Amérique latine après le Brésil, avec le franchissement mercredi de la barre des 100.000 contaminations et des 3.000 décès. Et au Chili, qui a dépassé les 50.000 contaminations et où des émeutes de la faim ont éclaté à Santiago.

L'Equateur, également l'un des pays les plus touchés d'Amérique latine en particulier la ville portuaire de Guayaquil qui a commencé mercredi son déconfinement, est confronté à un nouveau problème: deux tiers des détenus d'une prison du centre du pays sont contaminés. Dans la prison d'Ambato, une ville des Andes, "420 personnes" ont été testées positives, dont deux sont mortes, a indiqué mercredi à l'AFP un responsable de l'administration pénitentiaire.

Retour des gondoles sur les canaux vénitiens (sujet du JT du 20 mai)