Coronavirus : la Wallonie rejoint la Flandre en zone orange sur la carte de l'ECDC, qu'est-ce que ça change ?

Coronavirus : la Wallonie rejoint la Flandre en zone orange sur la carte de l'ECDC, qu'est-ce que ça change?
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Coronavirus : la Wallonie rejoint la Flandre en zone orange sur la carte de l'ECDC, qu'est-ce que ça change? - © Tous droits réservés

La Wallonie rejoint la Flandre en zone orange sur la carte épidémiologique européenne sous-divisée en régions du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

L’ECDC publie deux cartes relatives à la pandémie de Covid-19 différentes, une internationale, où la Belgique est colorée en orange depuis le 25 juillet, et une autre européenne seulement, où les pays sont sous-divisés en régions.

Jusqu’à présent, la Wallonie était considérée comme zone "jaune" par le Centre européen et seule la Flandre était en orange. Mais depuis dimanche 2 août ce n’est plus le cas pour la région wallonne, qui est désormais aussi placée en zone "orange".


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La zone "orange" équivaut à un taux de 20 à 59,9 cas de Covid-19 notifiés par 100.000 habitants au cours des 14 jours, la zone "jaune" à moins de 20 cas par 100.000 habitants. Plusieurs précisions sont à apporter :

  • Il n’y a pas eu de "décision" de "placer" en orange, de la part de l’ECDC : cette carte est une simple représentation des taux par code couleur. Il y a d’ailleurs deux nuances d’orange, selon la hauteur du taux, et une couleur bleue pour le zéro cas. C’est donc une simple représentation du chiffre de contaminations relevé, pas une analyse du risque effectif.
  • La couleur orange sur la carte n’a aucune conséquence directe. Ce "code orange" n’a absolument rien à voir avec les codes utilisés par notre service des affaires étrangères, par exemple, pour classer les destinations comme possibles, impossibles ou contraignantes. Contrairement à ce qui a été dit, quasiment aucun pays ne semble utiliser la carte en tant que telle pour définir ses conseils de voyage. Par contre, le "taux d’incidence" sur lequel elle est basée est lui, effectivement une donnée utilisée par certains pays, pour ces mêmes conseils.
  • En se basant sur ce taux d’incidence, les trois pays baltes, Lituanie, Lettonie et Estonie ont placé la Belgique comme pays à risque. Non pas parce que la Belgique est coloriée en orange, mais parce que son taux d’incidence dépasse 15 cas/100.000 habitants recensés sur 14 jours, qui est la norme fixée par l’Estonie. Cela veut dire que nos compatriotes qui voudraient se rendre en Estonie, Lituanie ou Lettonie prochainement doivent rester en quarantaine 14 jours après leur arrivée, comme précisé par le SPF affaires étrangères.
  • D’autres pays pourraient suivre avec notre taux qui monte en flèche. Notre taux d’incidence continue à grimper, puisqu’il représente le nombre de cas/100.000 habitants au cours des 14 derniers jours, et que le nombre de cas ne cesse de grimper en ce moment. Il n’est donc pas exclu que sur base de ce taux, d’autres pays nous placent prochainement sur liste rouge. La Grande-Bretagne a par exemple conservé la Belgique dans ses "exemptions" de voyages non-essentiels interdits, en la considérant comme pays sûr. Mais elle a exclu de cette liste l’Espagne, par exemple. Si la hausse des contaminations se poursuit au rythme actuel en Belgique, cette évaluation pourrait toutefois changer…

Un chercheur de Sciensano a fait l'exercice de reproduire une carte comme celle de l'ECDC, avec les mêmes codes couleurs, si l'on examinait les taux d'incidence non par région, mais par commune. Comme il le signale, plus de 100 communes sont en bleu, c'est-à-dire avec zéro cas...

Les chiffres du jour et analyse en plateau d'Yves Coppieters, dans notre journal de la mi-journée:

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