Coronavirus : la "nouvelle" diplomatie mondiale du masque, du médecin et de l'infirmier

Cette pandémie va certainement changer notre monde demain et ce à plus d’un titre, sur le plan économique, sur l’organisation de la santé et sur le suivi de ces "nouvelles solidarités" qui apparaissent chaque jour dans un monde, de plus en plus, replié sur lui-même.

Preuve que même en temps de crise mondiale, la géopolitique et la "réal politique" ne sont jamais très loin dans les pensées des dirigeants mondiaux.

Prenons ici quelques exemples, avec des pays comme la Chine, la Russie, Cuba, ou l’Albanie pour ne citer qu’eux. Des pays qui veulent transformer cette crise en "opportunité" pour redorer leur image, ou même pour gagner de l’argent.


►►► Lire aussi : Coronavirus : la Russie envoie un avion chargé d'aide humanitaire aux USA


Une diplomatie chinoise qui veut redorer son image internationale

La Chine, qui produit actuellement 116 millions de masques par jour, a par exemple annoncé une donation de 500.000 masques à l’Espagne et l’envoi de 2 millions de masques vers l’Italie ainsi que l’acheminement d’appareils respiratoires commandés par les Italiens. Luigi di Maio, le ministre italien des Affaires étrangères, déclarait la semaine dernière que son pays "se souviendrait de ceux qui étaient avec nous dans les moments difficiles". Xi Jiping, le Secrétaire général du Parti communiste chinois a expliqué qu’il voulait contribuer à une "Route de la soie de la santé", en référence au vaste programme chinois d’investissement à l’étranger.

Certains responsables européens ne cachent plus leur irritation face à cette superpuissance chinoise accusée d’avancer ses pions géopolitiques sous couvert de générosité et de diplomatie sanitaire dans la crise du Covid-19, tout en cherchant à réécrire l’histoire de la pandémie sur son sol.

Quelques jours après le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, la secrétaire d’État française aux Affaires européennes Amélie de Monchalin est montée au créneau dimanche pour reprocher à la Chine, mais aussi à la Russie, "d’instrumentaliser" leur aide internationale et de la "mettre en scène".


►►► Lire aussi : les Chinois se bousculent pour offrir des masques aux hôpitaux liégeois


La Chine a dénoncé lundi des propos "cyniques". "J’ai entendu plusieurs fois des Occidentaux mentionner le mot de (propagande) par rapport à la Chine. J’aimerais leur demander : à quoi font-ils exactement référence ?", a répliqué Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Que souhaitent-ils ? Que la Chine reste les bras croisés face à cette grave épidémie ?", s’est-elle interrogée.

Le 24 mars, Josep Borrell s’était agacé de la "bataille mondiale des narratifs" et "des luttes d’influence" en cours via la "distorsion" des faits et la "politique de générosité".


►►► : Coronavirus : les inquiétants tweets de l’ambassade de Chine en France


Il rappelait que s’il y a aujourd’hui "des tentatives pour discréditer" l’Europe, en janvier, la crise n’était que chinoise, localisée dans le Hubei, "aggravée par la dissimulation d’informations cruciales par les responsables du parti (communiste) chinois", et que l’Europe était venue à son aide, comme la Chine le fait aujourd’hui en retour. La Chine fait aussi "agressivement passer le message qu’à la différence des États-Unis, elle est un partenaire responsable et fiable", observait-il.

La superpuissance asiatique (qui semble avoir jugulé l’épidémie sur son territoire) est bel et bien soupçonnée d’exploiter la "diplomatie du masque" pour vanter son modèle de puissance.

Au début de l’épidémie Pekin avait demandé de la discrétion lorsque l’Europe était venue à son aide.

Pékin (qui avait demandé la discrétion lorsque l’UE était venue à son aide), à l’inverse met en exergue ses actions dans une "campagne de communication sans précédent", souligne Antoine Bondaz de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), dans une note consacrée à "la Route de la soie de la santé". Avec à l’appui une série d’initiatives, "don de 20 millions de dollars à l’OMS, envoi d’experts médicaux en Iran et en Italie, construction d’un laboratoire en Irak, acheminement de tests diagnostiques aux Philippines et d’équipements de protection au Pakistan et en France", énumère le chercheur.

Une forte compétition entre systèmes politiques

L’ambassade de Chine en France se livre ainsi à une campagne décomplexée de promotion du système politique chinois et de sa "réussite" dans la bataille contre le coronavirus.

"Certaines personnes, dans le fond, sont très admiratives des succès de la gouvernance chinoise. Ils envient l’efficacité de notre système politique et haïssent l’incapacité de leur propre pays à faire aussi bien !", écrit-elle sur son site internet, communiquant aussi abondamment via Twitter.

Pour François Heisbourg, expert français en géopolitique, tout cela est "inacceptable au plan diplomatique". "C’est le crédit de la République populaire qui est engagé", même si de tels messages ne sont pas relayés directement par Pékin, pointe-t-il.

La bataille idéologique autour du Covid-19 fait suite à celles pour le contrôle des voies maritimes en mer de Chine ou pour l’accès à la technologie 5G, nouvel enjeu stratégique des télécommunications.

"Depuis sept ans, la Chine s’est engagée dans une rude compétition entre systèmes politiques, et saisit chaque occasion nationale ou internationale pour afficher la (supériorité) présumée de son système", explique à l’AFP Alice Ekman, analyste responsable de l’Asie à l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne (EUISS).


►►► Lire aussi : Coronavirus : menacée de paralysie, l’ONU approuve (via télétravail) quatre résolutions


Péché originel et futur nouvel ordre mondial

Pékin veut aussi "se débarrasser, en interne comme en externe, du péché originel", celui de l’émergence du virus sur son territoire, estime à son tour auprès de l’AFP François Heisbourg.

Reste à savoir si leur récit de la crise va convaincre, souligne une source diplomatique européenne. Mais s’ils sortent de cette crise rapidement, en particulier au plan économique, ce sera avec une puissance et une confiance décuplée, prédit cette source.

"Même si les déclarations sur l’origine du virus et la surmédiatisation de l’assistance chinoise commencent […] à se retourner en critiques contre la Chine, d’autres pays continuent à afficher leur proximité avec Pékin dans le contexte actuel (Russie, Iran, Pakistan, Algérie, entre autres), et ne seraient pas mécontents de proclamer en chœur l’émergence d’un (nouvel ordre mondial) post-occidental à l’issue de cette crise", note Mme Ekman.

La Chine au Venezuela

Huit spécialistes chinois, des médecins et des scientifiques, sont arrivés lundi au Venezuela pour aider le pays sud-américain à lutter contre l’épidémie de coronavirus qui y a déjà contaminé 129 personnes et fait trois morts. Samedi, plusieurs dizaines de tonnes d’aide, dont des respirateurs et 5 millions de masques, étaient déjà arrivées à Caracas par avion depuis la Chine. Il s’agit de la deuxième cargaison d’aide chinoise reçue en deux semaines par le pays sud-américain.

Depuis le début de la pandémie, Nicolas Maduro a dit à maintes reprises s’inspirer de la République populaire pour lutter contre la maladie. Le gouvernement a notamment décrété un confinement obligatoire dès le 17 mars et la suspension de toutes les liaisons aériennes.

Mais la communauté médicale vénézuélienne redoute un désastre sanitaire si les hôpitaux, sous-équipés et parfois insalubres, devaient faire face à un afflux de malades. Le pays aux plus grandes réserves de pétrole au monde traverse la pire crise de son histoire récente, qui s’accompagne d’une inflation galopante et de pénuries de médicaments et d’essence.


►►► Lire aussi : Coronavirus : pour Xi Jinping, la Chine et la Etats-Unis doivent "s’unir" malgré les rivalités


La Chine en Europe

Pékin cible les Etats en fonction de ses intérêts, que ce soit au sein de l’Union Européennen comme son aide en Espagne, du G7 comme son aide en Italie ou hors de l’UE.

La solidarité européenne n’existe pas. […] C’est un conte de fées. Je crois en mon frère et ami Xi Jinping

Le président serbe, Aleksandar Vucic, il y a 10 jours à peine appelait Pékin à l’aide. Son pays avait besoin de tout, des masques, des appareils de ventilation, etc. Le président serbe ajoutait : "La solidarité européenne n’existe pas. […] C’est un conte de fées. Je crois en mon frère et ami Xi Jinping, je crois à l’aide des Chinois".

Des propos largement repris par la presse chinoise qui multiplie les articles sur le chaos et la désorganisation européenne, et américaine, face au Covid-19. Une stratégie payante, mais qui commence à sérieusement irriter les autorités Européenne et Américaine.

La Russie, elle aussi veut redorer son image

La Russie, par ailleurs vilipendée pour l’annexion de l’Ukraine en 2014 et les bombardements de civils en Syrie, joue aussi à fond son "soft power" dans cette catastrophe sanitaire, quitte à faire, selon ses détracteurs, de la désinformation.

L’envoi à Rome de médecins militaires et de virologues russes a un but politique avoué, prendre la place d’une Europe qui s’est montrée défaillante dans le soutien à l’Italie, mais aussi de permettre à ces médecins et spécialistes d’acquérir une expérience de lutte concrète contre le coronavirus si l’épidémie explose bientôt en Russie.

Moscou a appelé Rome directement

Salué dans les zones les plus touchées du nord de l’Italie, le déploiement de militaires russes, dont de nombreux officiers, suscite néanmoins des inquiétudes dans les milieux politico-militaire.

"On ne refuse pas les aides mais il faut rester aussi très attentif. La Méditerranée, aussi bien orientale que centrale, est un terrain de lutte pour l’hégémonie, de la Syrie à la Libye", met en garde le général Marco Bertolini, ancien chef du commandement opérationnel interforces (COI) italien.

Pour contrer Russie et Chine, l’Europe essaye d’aider ses "futurs nouveaux membres"

La Commission européenne a annoncé lundi l’octroi d’une aide immédiate de 38 millions d’euros aux pays des Balkans occidentaux afin de "les aider à faire face à l’urgence sanitaire" provoquée par le coronavirus.


►►► Lire aussi : Adhésion Macédoine du Nord et Albanie : feu vert des ministres UE à l’ouverture de négociations d’adhésion


Les fonds doivent permettre de couvrir les besoins immédiats en matériel et équipement sanitaires tels que des respirateurs, des kits de laboratoire, des masques, des lunettes de protection, des blouses et des combinaisons de sécurité des six pays des Balkans occidentaux : Albanie, Macédoine du Nord, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Kosovo et Serbie. Les pays des Balkans occidentaux seront désormais autorisés à participer à un programme commun de passation de marchés de l’UE pour l’achat d’équipements médicaux de protection.

140 millions d’euros sont par ailleurs réaffectés aux "partenaires orientaux" de l’Union européenne

L’exécutif européen a par ailleurs réaffecté 374 millions d’euros provenant de l’instrument d’aide de pré-adhésion pour contribuer au redressement socio-économique de la région. 140 millions d’euros sont par ailleurs réaffectés aux "partenaires orientaux" de l’Union européenne : Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Moldavie et Ukraine, annonce la Commission lundi.

Ces mesures veulent témoigner de la solidarité de l’UE envers cette région alors que la Chine et la Russie multiplient les initiatives de soutien aux pays touchés par la pandémie de Covid-19. Via des instruments existant, jusqu’à 700 autres millions devraient profiter à court et moyen terme à cette région pour tenter d’atténuer les effets socio-économiques de la pandémie.

Réunion européenne des ministres des finances

Les ministres des Finances de l’Union européenne se retrouveront le 7 avril par visioconférence pour tenter de mettre au point des propositions économiques communes face à la pandémie, a annoncé lundi le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno. La visioconférence du 7 avril réunira les ministres des pays de la zone euro (l’Eurogroupe), mais ceux des pays n’en faisant pas partie sont également conviés.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, doit s’entretenir mardi par visioconférence avec M. Centeno, ainsi qu’avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et celle de la BCE, Christine Lagarde, sur "les conséquences économiques de la pandémie" et "la manière d’apporter une réponse globale", a indiqué lundi son porte-parole sur Twitter.

L’Italie, l’Espagne et la France, ainsi que six autres pays de la zone euro, avaient appelé la semaine passée à la création d’un "instrument" pour un emprunt commun aux 19 pays ayant adopté la monnaie unique, parfois surnommé les "Corona bonds".

La mutualisation des dettes des pays européens est depuis longtemps réclamée par les pays particulièrement endettés du sud de l’Europe, comme l’Italie, mais elle est rejetée par les pays du Nord. Ces derniers prêchent en faveur d’un recours au fond de sauvetage de la zone euro (le Mécanisme européen de Stabilité ou MES), qui pourrait octroyer une ligne de crédit aux Etats en difficulté.

L’Albanie tire son épingle du jeu

Une trentaine de médecins et soignants albanais sont arrivés lundi à Brescia pour épauler leurs collègues italiens dans cette ville du nord du pays, frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus.

"Dans des situations difficiles, quand vos prochains ont besoin d’aide, il faut les aider", déclare Ermal Pashaj, chirurgien de Tirana. Selon lui, cette initiative de personnels soignants albanais a reçu le soutien du gouvernement puisque la situation pandémique n’a "pas encore" explosé dans le petit pays des Balkans, poursuit le médecin. Le Covid-19 a tué onze personnes en Albanie, pour 223 cas positifs recensés, selon le dernier bilan lundi. En Italie, plus de 11.500 personnes sont mortes.

"Pour des gens comme moi qui travaillent dans des services d’urgence, le mot peur n’appartient pas à notre vocabulaire", dit de son côté un infirmier, Almarin Domi.

Parti saluer l’équipe albanaise à l’aéroport de Rinas à Tirana, le Premier ministre albanais Edi Rama avait concédé que "trente médecins ne peuvent pas renverser" seuls le cours de la pandémie. "Mais l’Italie est également notre maison, la maison des sœurs et des frères italiens qui nous ont accueillis quand l’Albanie souffrait de manière indescriptible" a poursuivi le responsable en référence à la période de la chute du communisme. Une importante diaspora albanaise, forte de plusieurs centaines de milliers de personnes, vit en Italie. Et les Italiens entretiennent une présence économique forte en Albanie, avec un millier d’entreprises.

Dans ce petit pays des Balkans, beaucoup parlent l’italien, parfois appris en écoutant clandestinement durant la dictature les chaînes de la péninsule, dont les côtes sont très proches. Et depuis mi-mars, la place principale de Tirana est illuminée aux couleurs de l’Italie.

Quand un violent séisme a fait 51 morts en Albanie en novembre, les Italiens avaient été les premiers à dépêcher de l’aide.

"Aujourd’hui, nous sommes tous des Italiens. L’Italie doit et va gagner la guerre pour nous mais aussi pour toute l’Europe et le monde", avait encore dit Edi Rama.

"Grazie" ("Merci"), a twitté en réponse son homologue italien, Giuseppe Conte. L’initiative albanaise intervient au moment où l’Union européenne a accepté l’ouverture de négociations d’adhésion avec le petit pays des Balkans, après des mois de tergiversations. Rome a été le principal soutien de Tirana dans ce dossier.
 

L’Autriche va chercher des aides-soignantes en Roumanie et Bulgarie

Les autorités autrichiennes ont fait atterrir lundi à Vienne 231 aides-soignantes originaires de Roumanie et de Bulgarie pour prévenir la pénurie de main-d’œuvre auprès des personnes dépendantes à domicile du fait des entraves à la circulation à l’intérieur de l’Union.

Le secteur de l’aide aux personnes âgées en Autriche est extrêmement dépendant des travailleurs d’Europe centrale habitués à faire la navette avec leur pays d’origine pour effectuer des permanences au domicile des seniors.

Les aides à domicile arrivées lundi, principalement des femmes, ont été placées en isolement préventif dans des hôtels. Cet hébergement, tout comme leur transport par avion, est pris en charge par la province de Basse-Autriche (est) où elles seront ensuite affectées durant quatre à six semaines, selon une responsable locale. En temps normal, 65.000 auxiliaires de vie, à 80% des femmes originaires de Slovaquie et de Roumanie, travaillent officiellement en Autriche, où 33.000 personnes ont besoin d’une assistance médicale jour et nuit.

Mais les fermetures des frontières empêchent les rotations des aides-soignantes et menacent de mettre à mal tout le système d’assistance à domicile, les personnels slovaques travaillant en général 15 jours en Autriche avant de retourner deux semaines chez elles. Une partie de ces personnels ont également préféré rester dans leur pays.

Les aides à domicile roumaines, dont le service en Autriche dure un mois, ne peuvent plus effectuer leur trajet habituel en traversant la Hongrie.

Les autorités de Basse-Autriche ont indiqué qu’il était encore trop tôt pour savoir s’il serait nécessaire de mettre en place un pont aérien durable avec ces pays. Les auxiliaires de vie font partie, comme les travailleurs saisonniers, des professionnels recensés par l’UE comme exerçant des métiers "critiques" dans la lutte contre la pandémie de coronavirus et qui doivent pouvoir continuer à circuler librement.

La Commission européenne a appelé lundi les 27 à "mettre en place des procédures simples et rapides afin de leur garantir un passage facile".

Cuba présente en Italie à Andorre, mais aussi dans 11 pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

Cuba a envoyé samedi 39 médecins et infirmiers vers la principauté d’Andorre, deuxième pays européen, après l’Italie auquel l’île apporte son renfort dans la lutte contre le coronavirus.

Avec des revenus de 6,3 milliards de dollars en 2018, l’exportation de services médicaux, une tradition de longue date dans ce pays socialiste, est l’un des moteurs de l’économie cubaine, suivie du tourisme. Mais ce programme d’envoi de médecins à l’étranger (29.000 répartis dans 59 pays) a été dénoncé l’an dernier par plusieurs pays, Etats-Unis et Brésil en tête, pour les conditions de travail de ces professionnels, dont une grande partie du salaire revient à l’Etat cubain. En conséquence, l’île a perdu ses contrats avec le Brésil, la Bolivie, l’Equateur et le Salvador.


►►► Lire aussi : Cuba veut fermer la porte au coronavirus… Mais pas aux touristes


"Ils vont remplir une mission à un endroit où il y en a besoin, c’est une décision personnelle et volontaire", a assuré à l’AFP le docteur Jorge Delgado, directeur des services de collaboration médicale cubaine. L’île agit sur demande de la principauté de 70.000 habitants, située entre deux des pays européens les plus touchés par la pandémie (la France et l’Espagne) et qui a enregistré 267 cas dont trois décès.

"Nous avons une grande nouvelle : des médecins et infirmiers spécialisés en ventilation assistée de Cuba viennent nous aider", a annoncé samedi le ministre de la Santé d’Andorre, Joan Martinez.

"C’est la première fois que notre brigade (groupe de professionnels de santé cubains envoyés à l’étranger, ndlr) va dans un pays riche, avec une technologie de pointe, donc nous nous adapterons à leurs conditions", a confié à l’AFP la médecin Vilma Vargas.

En comptant ce nouveau groupe, Cuba a envoyé ces dix derniers jours 508 médecins et infirmiers dans d’autres pays pour aider à lutter contre le coronavirus : en Italie et dans 11 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, dont le Venezuela, le Nicaragua et Haïti. L’île a quant à elle enregistré 119 cas, dont trois décès.


 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK