Coronavirus: la Commission européenne organise un téléthon mondial pour financer la recherche d'un vaccin

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, anime la collecte de fonds mondiale pour financer la recherche d'un vaccin et des traitements contre le nouveau coronavirus
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, anime la collecte de fonds mondiale pour financer la recherche d'un vaccin et des traitements contre le nouveau coronavirus - © Tous droits réservés

La Commission européenne vient de lancer son téléthon virtuel mondial pour financer la recherche d’un vaccin et des traitements contre le nouveau coronavirus. C’est la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui anime la collecte de fonds en ce moment même. Avec cet appel à la générosité, elle espère lever 7,5 milliards d’euros. Gouvernements, philanthropes, dirigeants d’entreprises et célébrités ont été sollicités.

Course au vaccin

Une quarantaine de pays et une vingtaine d’organisations ont répondu à l’appel et vont annoncer leurs engagements au cours de ce "marathon en ligne" dont le coup d’envoi a été donné à 15h00.

Ces fonds permettront de lancer une plateforme de coopération internationale. Le but est de tenter de " développer un vaccin produit par le monde entier, pour le monde entier " et donc d’assurer un accès universel à la vaccination, mais aussi aux traitements et au dépistage du nouveau coronavirus.

Angela Merkel, Emmanuel Macron, Giuseppe Conte, Charles Michel, le président du Conseil européen, et même Boris Johnson ont déjà pris des engagements. En dehors de l’Europe, l’Arabie Saoudite sera de la partie. De même que le milliardaire américain Bill Gates, fondateur de Microsoft.

 

Absence de Donald Trump

L’initiative est contrariée par l’absence des Etats-Unis et la volonté affichée du président Trump de faire cavalier seul.

La stratégie solitaire de l’administration américaine suscite des regrets. "L’Union européenne a répondu favorablement à une demande d’action globale. Les Etats-Unis ont refusé. Ce sont eux qui s’isolent", a déploré un responsable européen.

"Les États-Unis espèrent gagner la guerre du vaccin et sont prêts à mettre toutes leurs forces dans la bataille", souligne Isabelle Marchais dans une note publiée lundi par l’Institut Jacques Delors.

Le gouvernement allemand a dû intervenir en mars pour stopper des approches, pilotées par la Maison Blanche, de rachat de la société bio pharmaceutique allemande CureVac, après l’annonce de résultats sur une "technologie prometteuse pour développer un vaccin contre le coronavirus".

S’ils perdent la bataille, les Européens pourraient alors se retrouver en situation de faiblesse face aux Américains ou aux Chinois", met-elle en garde. "A contrario, si un vaccin est produit par l’Europe et en Europe on peut imaginer que cette dernière sera prioritaire tout en étant en mesure de planifier une distribution dans les pays tiers", explique Isabelle Marchais, analyste à l’Institut Jacques Delors.

Sujet de notre 19h30 de ce lundi 04 mai:


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