Coronavirus:l'Espagne enregistre 394 morts en 24 heures

Le nombre de morts en Espagne a augmenté de 394 ces dernières 24 heures, en hausse de près de 30%, portant le total à 1.720 depuis le début de la pandémie de coronavirus, a annoncé dimanche le ministère de la Santé.

Le nombre de cas confirmés a grimpé de 3.646 de samedi à dimanche pour atteindre 28.572, alors que le second pays d'Europe le plus touché augmente ses capacités de test. 2.575 patients ont été déclarés guéris mais 1.785 personnes sont en soins intensifs.

Le personnel de santé paie un lourd tribu à la lutte contre la pandémie, 3.475 de ses membres ont été contaminés, soit 10% du total, a indiqué Fernando Simon, directeur du centre d'alertes sanitaires dans une conférence de presse.


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Le gouvernement a mobilisé les étudiants en dernière année de médecine et d'infirmerie ainsi que les retraités pour faire face à l'afflux de malades dans les hôpitaux souvent débordés.

La région de Madrid est de loin la plus touchée, avec 1.021 morts, et s'approche des 10.000 cas (9.702) selon les chiffres du ministère.

L'armée a aidé à transformer les immenses pavillons de la foire commerciale de Madrid en hôpital de campagne où les premiers 200 patients ont été transférés dans la nuit de samedi à dimanche. A terme, cet hôpital devrait compter 5.500 lits ce qui en ferait le plus grand de ce genre en Europe.

D'après plusieurs médias, le chef du gouvernement Pedro Sanchez, qui avait prévenu samedi que "la vague la plus dure" était encore à venir, s'apprête à demander au parlement de prolonger de 15 jours l'état d'alerte proclamé samedi dernier pour deux semaines.

Depuis le 14 mars, les 46 millions d'Espagnols sont soumis à un confinement strict, et ne peuvent sortir de chez eux, toujours seuls, que pour acheter des produits de première nécessité et se rendre au travail quand le télétravail n'est pas possible, ou sortir brièvement leur chien. Les mesures les plus strictes d'Europe, selon M. Sanchez.

La montée brutale des cas a mis le système de santé à rude épreuve, et le gouvernement a mobilisé les étudiants en dernière année de médecine et d'infirmerie, ainsi que les retraités pour faire face à l'afflux de malades dans les hôpitaux souvent débordés.

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