Coronavirus : éviter une deuxième vague, l'exemple de Hong Kong

Coronavirus : éviter une deuxième vague, l'exemple de Hong Kong.
Coronavirus : éviter une deuxième vague, l'exemple de Hong Kong. - © ANTHONY WALLACE - AFP

Dès mercredi, Hong Kong va interdire l’accès à son territoire à tous les non-résidents, qui arrivent de l’étranger en avion. Quant aux résidents de Hong-Kong – ainsi que ceux de Chine continentale, de Macau et de Taiwan –, ils se verront également temporairement refuser l’entrée s’ils ont voyagé à l’étranger les 14 derniers jours.

Le transit des passagers par l’aéroport de la ville – le huitième plus fréquenté au monde – sera également interdit.

Garder le cap

La Première ministre Carrie Lam prend ces mesures alors que Hong Kong pensait voir s’éloigner l’épidémie. Mais la ville fait face à une recrudescence du nombre de cas : 356 ces deux dernières semaines.


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Une hausse liée au retour, dans ce hub international, de ressortissants de Hong-Kong (ou d’ailleurs, dans une moindre mesure) venus d’Europe ou d’Amérique du Nord, où l’épidémie se propage : la plupart des personnes testées "positif" sont rentrées ou arrivées de l’étranger, en particulier d’Europe, ces derniers jours.

"Cette vague", alerte la Première ministre, "est de loin plus importante que la première."

Le défi sera de la gérer aussi efficacement.

Une première vague assez maîtrisée

Hong Kong avait pourtant espoir d’être tiré d’affaire.

Les autorités et bon nombre d’habitants se sont inspirés des leçons de l’épidémie de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) en 2003, une épidémie qui avait provoqué 299 décès à Hong Kong.

Dès début janvier, dès l’évocation de ce nouveau virus dont la Chine découvrait les premiers cas, des tests médicaux étaient instaurés et les habitants ressortaient spontanément, en masse, des masques dans les lieux publics et retrouvaient les réflexes sanitaires efficaces comme se laver les mains et garder distance.

Les autorités ont aussi d’emblée retracé le parcours des cas "positifs" jusqu’à 2 jours avant les premiers symptômes. Et elles publient une carte, actualisée, qui géolocalise avec précision tous les immeubles des personnes en quarantaine.

Ces efforts collectifs et individuels ont permis jusqu’ici de contenir le virus. Hong Kong n’a déploré "que" 4 décès de coronavirus, pour plus de 4000 malades recensés et 7,5 millions d’habitants.

Un bilan limité malgré la proximité géographique de l’épicentre initial de l’épidémie, en Chine, et une densité de population parmi les plus élevées au monde, 6357 habitants par km carré.

Mais pour la ville, une deuxième vague est donc aujourd’hui à endiguer.

C’est le cas ailleurs en Asie aussi.

Eviter une deuxième vague

Singapour connaît également une vague de cas récents importés, 432, et a dès lors interdit aux visiteurs de courte durée de se rendre dans cette cité-État densément peuplée.

La Chine, qui voit le bout du tunnel, a aussi pris des mesures contre cette menace de retour du virus au fil des retours de ressortissants. Jusqu’à présent, 507 cas ont ainsi déjà été signalés en Chine parmi les personnes arrivant de l’extérieur, 39 cas pour ce seul lundi 23 mars.


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Pour éviter que ce phénomène ne relance l’épidémie, largement endiguée en Chine, les autorités imposent maintenant une quarantaine de 14 jours à toute personne arrivant sur le territoire.

Et depuis ce lundi, tous les vols internationaux à destination de Pékin sont déroutés vers d’autres aéroports chinois où des contrôles sanitaires renforcés sont en place. Seuls les passagers testés négatifs peuvent ensuite rejoindre la capitale.

Sujet sur les bracelets électroniques à Hong-Kong, le 20 mars (JT):

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