Coronavirus et migrations : la crise peut mener à des discriminations pour les voyages, prévient l'ONU

 Antonio Vitorino, directeur général de l'OIM, l'organisme des Nations Unies chargé des migrations.
Antonio Vitorino, directeur général de l'OIM, l'organisme des Nations Unies chargé des migrations. - © JOHN THYS - AFP

Des populations entières risquent d’être exclues des voyages internationaux si de nouvelles règles de voyage sont introduites en raison de la pandémie de coronavirus, a déclaré Antonio Vitorino, directeur général de l’OIM, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations.

Antonio Vitorino jette notamment un regard critique sur les applications mobiles que plusieurs dizaines de pays veulent introduire pour retracer les contacts sociaux des patients infectés. Il souligne que ces systèmes ne sont accessibles qu’aux personnes qui peuvent s’offrir un smartphone.


►►► Retrouvez tout notre dossier sur le coronavirus


Si les voyages deviennent dépendants de telles applications de certificat de santé, "la pandémie actuelle mènera à un système de mobilité à deux ou même trois vitesses." "Nous craignons que des pays imposent des conditions sanitaires qui excluent certains pays et certains individus de la mobilité internationale", a-t-il ajouté.

Quid des migrants ?

Antonio Vitorino incite les nations à inclure les migrants dans leurs services de santé et leurs réponses à la crise afin d’éviter un foyer non identifié du nouveau coronavirus. "Ce n’est pas seulement une question de droits fondamentaux, c’est aussi une question de santé publique", a poursuivi le directeur général.

"La vérité est que les migrants et les personnes d’origine immigrée sont en première ligne dans la lutte contre cette maladie", a indiqué Antonio Vitorino, en faisant référence aux travailleurs issus de l’immigration qui sont actifs dans les secteurs de la santé, de l’alimentation, des transports et du commerce.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK