Coronavirus et confinement : pourra-t-on partir en vacances cet été ?

Pourra-t-on partir en vacances cet été ?
Pourra-t-on partir en vacances cet été ? - © XAVIER LEOTY - AFP

A l'heure où plusieurs pays européens débutent une phase de déconfinement, la question est sur toutes les lèvres: pourra-t-on voyager en Europe cet été ? Si non, sera-t-il possible de se déplacer en Belgique ? Eléments de réponses.

Pourra-t-on voyager en Europe cet été ?

Pour le moment, comme l’indique le ministère belge des Affaires étrangères, le gouvernement belge a décidé d’interdire tous les voyages non essentiels vers l’étranger, jusqu’au 3 mai compris.

Le Conseil national de sécurité évaluera cette interdiction dans les semaines à venir. Dans l’hypothèse où il nous était donné la possibilité de voyager, il faudrait encore que le pays de notre choix soit prêt à accueillir des touristes.


►►► Retrouvez tout notre dossier sur le coronavirus


Le flou règne, vu les approches différentes adoptées par les pays européens pour contourner la pandémie de Covid-19.

France :

Le Premier ministre Edouard Philippe a préparé dimanche les Français à des vacances d’été toujours à l’ombre du coronavirus. "Je crains qu’il ne soit pas raisonnable d’imaginer voyager loin à l’étranger très vite", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse.

Le Premier ministre a aussi émis des doutes sur "les conditions d’entrée ou de ré-entrée sur le territoire national" qui seront certainement "assez exigeantes vis-à-vis de ceux qui arrivent de l’étranger", dans le contexte d’une pandémie.

Espagne :

En Espagne, les plages sont actuellement fermées dans le cadre du confinement strict imposé depuis le 14 mars dans le pays. Il a été prolongé au moins jusqu’au 25 avril. Les frontières terrestres ont également été fermées.

"La question des frontières sera réglée en fonction de l’évolution de la crise sanitaire. Je n’ai donc pas de date quant à leur réouverture", a déclaré, la ministre espagnole en charge du tourisme, Reyes Maroto, la semaine dernière. 

Mais, plusieurs sources officielles auraient confirmé au quotidien espagnol "ABC" que le gouvernement étudie la possibilité de fermer ses frontières aux touristes étrangers pendant la période estivale. Cette mesure pourrait éviter au pays une seconde vague de contamination.

Italie :

L’Italie, pays d’Europe le plus touché par le coronavirus, est en quarantaine depuis le 9 mars. Ses frontières sont fermées. On ne peut ni y entrer, ni en sortir.

Le gouvernement italien annoncera d’ici la fin de la semaine son plan de sortie progressive du confinement à partir du 4 mai. Mais, rien ne laisse présager de bonnes nouvelles pour les vacanciers.

Les hôteliers italiens misent déjà sur le tourisme interne. Il représente en temps normal un peu moins de la moitié des flux de voyageurs dans la péninsule. Pour motiver la portion d’Italiens qui envisage des vacances, l’organisation qui représente le secteur a demandé au gouvernement qu’ils puissent déduire de leurs impôts "au moins une partie" de leurs dépenses dans toute structure officiellement répertoriée.

Autriche :

L’Autriche pourrait, elle, mettre en place des accords de circulation bilatéraux "avec des pays qui maintiennent la pandémie de nouveau coronavirus sous contrôle", a indiqué ce dimanche la ministre du Tourisme Elisabeth Koestinger.

"La liberté de voyager restera restreinte dans les prochains mois. Mais, si les pays gèrent bien la situation, comme l’Allemagne, il y a une réelle possibilité d’accords", a-t-elle expliqué.

D’ici la fin du mois, le gouvernement doit avoir préparé une feuille de route pour rouvrir progressivement ses restaurants et autres établissements touristiques.

Est-ce qu’on pourra voyager en Belgique ?

Si les frontières restent fermées, nous serons nombreux à vouloir profiter de la fraîcheur des Ardennes ou de l’air vivifiant de la mer du Nord. Des afflux sans précédent qu’il faudra gérer.

" Il faut privilégier ses vacances en Wallonie"

Le gouvernement wallon étudie plusieurs pistes depuis quelques jours pour relancer le tourisme.

"Les pertes de chiffres d’affaires sur les dépenses du tourisme se montent à 82 millions en mars et 89 millions en avril", déclaré la ministre en charge du tourisme Valérie De Bue, au quotidien l’Echo ce samedi.


►►►A lire aussi: Coronavirus: quelles mesures pour la réouverture des parcs d'attractions ?


Pour éviter une catastrophe, la ministre vient de mettre sur pied un groupe de travail qui se réunit deux fois par semaine. On y trouve notamment les représentants du commissariat général au tourisme. "On doit limiter la casse et sauver ce qui peut être sauvé. Les campagnes de promotion du tourisme doivent être revues car on va s’adresser à des touristes de proximité. Compte tenu de l’incertitude et des conditions sanitaires, les Belges vont vouloir rester dans leur pays et consommer local", explique la ministre.

Un "strandpas" à la mer ?

Du côté de la cote, on réfléchit aussi à l’été. Le 16 avril, Bart Tommelein le bourgmestre d’Ostende (Open VLD) a lancé une idée qui n’est pas passée inaperçue : instaurer un "strandpas", un pass pour la plage, qui serait réservé prioritairement aux Ostendais (es) pour éviter le surpeuplement.

Reportage à la Côte dans notre journal télévisé de ce mardi:

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK