Coronavirus en Russie : ceux qui enfreignent les mesures de confinement pourraient risquer sept ans de prison

La Russie enviage de durcir les peines en cas de non respect du confinement.
La Russie enviage de durcir les peines en cas de non respect du confinement. - © YURI KADOBNOV - AFP

Des députés russes ont soumis, ce mercredi, au Parlement un projet de loi visant à durcir sévèrement les sanctions pour ceux qui enfreignent la quarantaine liée au coronavirus, qui pourraient bientôt risquer jusqu'à sept ans de prison.

Le projet de loi a été proposé par le président de la Douma (chambre basse), Viatcheslav Volodine, et le chef de la commission parlementaire chargée des questions législatives, Pavel Kracheninnikov, tous les deux députés du parti au pouvoir, Russie Unie.


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12.000 euros d'amende

Ce texte propose notamment de punir par une amende allant jusqu'à un million de roubles (environ 12.000 euros au taux de mercredi) le non-respect de la quarantaine, si celui-ci a provoqué de nouvelles contaminations. Dans le cas où le non-respect de la quarantaine a provoqué la mort de deux personnes et plus, le contrevenant pourrait risquer jusqu'à sept ans d'emprisonnement.

À ce jour, 658 cas de coronavirus ont été officiellement enregistrés en Russie. Toutes les personnes arrivant de l'étranger sont obligées de se placer en une quarantaine de quatorze jours à domicile.

Et ailleurs ?

La France a alourdi, la semaine dernière, les sanctions pour violation du confinement avec des peines allant jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende en cas de "mise en danger de la vie d'autrui".


 

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En Italie, les contrevenants encourent jusqu'à trois mois d'emprisonnement ou une amende allant jusqu'à 206 euros.

À Taïwan, une amende d'environ 31.000 euros a été infligée, cette semaine, à un homme qui était allé à la discothèque alors qu'il était censé être en quarantaine à la maison.
 

Vladimir Poutine en visite à l'hôpital Kommunarka, à Moscou, ce 24 mars 2020

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