Coronavirus en Libye : les autorités ont violé leurs obligations en termes d'immigration, selon l'Onu

Des travailleurs tunisiens bloqués à la frontière libyenne.
Des travailleurs tunisiens bloqués à la frontière libyenne. - © FATHI NASRI - AFP

L’Onu, "inquiète", estime que la Libye a refoulé près de 1500 migrants et réfugiés depuis début janvier, en violation de ses obligations internationales. Les Nations se sont aussi dites mardi, à Genève, préoccupées par la situation de milliers de personnes dans des centres de détention.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) a récemment publié des directives, dans le cadre de la pandémie, qui insistaient sur l’interdiction du refoulement et des expulsions collectives.

Les près de 1500 migrants et réfugiés refoulés ont été acheminés vers au moins quatre pays, a précisé à la presse un porte-parole du HCDH. Il explique qu’il n’a pas été clarifié qui est migrant ou demandeur d’asile. L’Onu redoute davantage de refoulements à l’avenir.


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Au total, la Libye a reconnu "l’évacuation" de 160 Soudanais. Le Haut-Commissariat a de son côté pu observer le manque d’accès aux demandes d’asile et à des dispositifs de protection ou encore à une assistance légale. Plus largement, il a demandé récemment la suspension provisoire de tout réacheminement forcé.

Autre inquiétude qui s’étend avec la pandémie liée au coronavirus, des milliers de migrants restent emprisonnés dans des centres de détention surchargés, surtout dans l’Est contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar. Ceux-ci font face à des menaces importantes d’infection et de violation des droits humains, a également ajouté le porte-parole.