Coronavirus en Inde : New Delhi redoute l'effet conjugué du virus et de la pollution

New Delhi redoute l’effet conjugué du virus et de la pollution
New Delhi redoute l’effet conjugué du virus et de la pollution - © XAVIER GALIANA - AFP

Chaque année, la saison redoutée de la pollution fait affluer les patients à l’arrivée de l’hiver chez les pneumologues de New Delhi mais elle risque cette fois de décupler les effets d’une autre calamité : le coronavirus.

Dans sa petite clinique "Respirez mieux", le Dr Davinder Kundra se fait du souci pour les 20 millions d’habitants de la capitale. Chaque jour, il a au moins un cas suspect parmi ses patients qu’il envoie se faire tester pour le coronavirus. "Plusieurs études dans le monde ont établi un lien entre la pollution de l’air et davantage de cas et de décès du coronavirus", explique le Dr Kundra à l’AFP en examinant la radio d’un patient atteint de pneumonie.

Les polluants microscopiques transportent le virus loin dans les poumons. Delhi subit un double coup dur

New Delhi connaît des concentrations effrayantes de PM2,5, particules fines qui peuvent pénétrer dans le système sanguin via les poumons, entraînant de l’asthme, des cancers des poumons ou des maladies cardiaques. Et parallèlement, la capitale a enregistré cette semaine un record quotidien de quelque 7000 nouveaux cas de coronavirus. Certaines prévisions tablent sur plus de 12.000 cas prochainement, laissant redouter une situation sanitaire d’urgence dans cette capitale congestionnée.


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Des chercheurs de Harvard ont établi, selon une étude publiée début novembre que chaque microgramme supplémentaire de PM2,5 par m3 correspondait à une hausse de quelque 11% du taux de mortalité du Covid-19.

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