Coronavirus en Inde : le cap des 500.000 cas dépassé

L'Inde a dépassé 500.000 cas de coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement, avec un record de quelque 18.500 en une journée. Le pays recense un total de 15.685 décès dus à la Covid-19, et selon les épidémiologistes la pandémie n'a pas encore atteint son pic, attendu dans plusieurs semaines, avec vraisemblablement le cap du million de cas dépassé courant juillet.

Si l'Inde est dans une phase de sortie du confinement, certains États réfléchissent à le réimposer. Le coronavirus circule en effet de manière inquiétante dans les villes très densément peuplées du pays, avec pour principale inquiétude la capitale New Delhi, qui avec près de 80.000 cas a dépassé Bombay comme la plus touchée. Le gouvernement indien a été fortement critiqué pour sa lenteur à déployer des tests, ce qui a selon ses détracteurs longtemps caché la réalité de l'épidémie.

Quatrième pays en nombre de cas dans le monde

Le deuxième pays le plus peuplé au monde (1,3 milliard d'habitants) est quatrième en nombre de cas de Covid-19, derrière les Etats-Unis, le Brésil et la Russie, mais présente un bilan bien moindre en nombre de décès. La municipalité de New Delhi prévoit d'atteindre à elle seule 500.000 cas d'ici à fin juillet, et elle a réquisitionné des wagons, des hôtels et des salles des fêtes pour désengorger ses hôpitaux. Quelque 33.000 personnes actives dans les soins de santé ont été appelés à la rescousse pour examiner 2 millions de personnes, soit un dixième de la population de la capitale. Toutes les autres villes se préparent à une aggravation.

"Il est vraisemblable que nous nous dirigions, à moins de pouvoir appliquer un mécanisme de distanciation physique strict ou un confinement dur, vers une situation où le taux d'infection continuera à augmenter", selon Anant Bhan, un expert en santé publique. "Contrairement à la Chine, où la pandémie était relativement plus concentrée, autour de Wuhan et de quelques autres villes, l'Inde a une diffusion plus étendue qui rend les choses un peu plus compliquées pour le système de santé", a-t-il expliqué à l'AFP.

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