Coronavirus en France : "On est dans la quatrième vague", affirme Jean Castex, mais "96% des cas n'étaient pas vaccinés"

Le Premier ministre français a revu mercredi à la hausse les objectifs de vaccination dans l’Hexagone face à la propagation du variant Delta, visant 50 millions de primo-injections d’ici fin août, grâce notamment à l’ouverture de 5 millions de rendez-vous "dans les 15 jours".

"On est dans la quatrième vague". C’est de cette manière que le Premier ministre a pris la parole. La France fait effectivement face à un nouveau bond dans les contaminations, "+140% en une semaine." Ainsi qu'au variant Delta, devenu "majoritaire."

Le Premier ministre a toutefois insisté sur la faible proportion de personnes vaccinées dans ces chiffres en hausse. "96% des 18.000 personnes contaminées par le Covid-19 recensées mardi n’étaient pas vaccinées.


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En effet, selon les chiffres officiels, seuls 6% des contaminations concernent les personnes entièrement vaccinées. Et si l’on se penche sur les personnes symptomatiques, ce pourcentage descend à 4%. En France, 96% des cas positifs symptomatiques n'ont donc pas reçu deux doses de vaccin. 

"Vous voyez bien ce qu’il se passe autour de nous en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, etc. Le monde est confronté à une quatrième vague, elle arrive. Nous devons réagir. Et en même temps, la clé, on la connaît: il faut se faire vacciner."

Un contre-la-montre

32% de la population française est entièrement vaccinée. Engagé dans un délicat contre-la-montre, le chef du gouvernement a annoncé l’ouverture de cinq millions de nouveaux créneaux de vaccination dans les deux prochaines semaines avec à l’horizon une cible de huit millions de primo-vaccinés supplémentaires dans cet intervalle.

En avance sur le tableau de marche fixé en juin, à savoir le but de 40 millions de personnes ayant reçu au moins une dose fin août, Jean Castex a relevé la barre à 50 millions à la même échéance. "C’est un objectif très ambitieux, mais qui montre aussi que nous aurons compris la gravité de la situation", a plaidé Jean Castex.

Le pass sanitaire

Alors que le projet de loi étendant le pass sanitaire aux cafés, restaurants et transports est actuellement à l’examen à l’Assemblée, Jean Castex a apporté des précisions sur son utilisation et les contrôles.

Les responsables d’établissements recevant du public – comme les cinémas et musées depuis mercredi, puis les cafés et restaurants à partir de début août – devront contrôler les pass sanitaires à l’entrée, mais ne seront pas chargés de la "vérification de l’identité" des personnes qui les présentent.


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Et une tolérance d'"une semaine" sera accordée pour faire de la "pédagogie" après l’entrée en vigueur du pass sanitaire étendu, "le temps des sanctions" venant seulement après.

En revanche, il n’y aura "pas de pass sanitaire dans les établissements scolaires", a rappelé M. Castex, même si l’exécutif entend aussi accélérer la campagne vaccinale pour les 12-17 ans. À ce titre, le Premier ministre a souligné que des "dispositifs d’aller vers" seront déployés dans les collèges et lycées à la rentrée pour y faire de la "vaccination à l’intérieur".

Nous serons intraitables

Dans ce contexte de reprise épidémique, les discothèques, qui viennent de rouvrir pour un tiers d’entre elles, sont "sous vigilance forte" en particulier dans les "départements où le taux d’incidence explose".

Le Premier ministre a également envoyé un message de fermeté envers ceux qui "en viennent à des actes de violence" en protestant contre la vaccination. "Nous serons intraitables", a-t-il promis, en ciblant ceux qui "font allusion à l’étoile jaune ou à la Shoah, s’en prennent à des permanences parlementaires, mettent le feu à des centres de vaccination".

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