Coronavirus en France : Emmanuel Macron annonce un reconfinement jusqu’au 1er décembre

Face à la forte hausse du nombre de cas de coronavirus en France, le président Emmanuel Macron a pris la parole ce mercredi soir. Il a annoncé le reconfinement de l’entièreté de la France dès ce vendredi 29 à 23h59 et ce, jusqu’au 1er décembre. Les écoles resteront toutefois ouvertes et le travail pourra continuer. Le télétravail sera toutefois fortement encouragé.

Avec près de 40.000 tests positifs chaque jour, la France est un des pays les plus durement touchés dans le monde. "Nous savons que, quoi que nous fassions, près de 9000 patients seront en réanimation à la mi-novembre, soit la quasi-totalité des capacités françaises" a indiqué le président.

Reconfinement

"J’ai décidé qu’il fallait retrouver à partir de vendredi, le confinement qui a stoppé le virus. Tout le territoire national est concerné", a précisé le chef de l’Etat qui a également ajouté qu’il durerait a minima, jusqu’au 1er décembre.

"Ce confinement sera adapté sur trois points principaux : les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer, les Epahd et les maisons de retraite pourront être visités", a-t-il complété.

Les écoles restent ouvertes

"Nos enfants ne sauraient être durablement privés d’instruction […] les crèches, les écoles, les collèges et les lycées demeureront donc ouverts avec des protocoles sanitaires renforcés", a déclaré le chef de l’Etat, précisant que les "cours en lignes" seront privilégiés "partout ou c’est possible" dans les universités.

Fermeture des bars et des restaurants

Comme lors du premier confinement, "les bars et les restaurants seront fermés pour lutter contre la propagation du Covid-19" a déclaré Emmanuel Macron.

"Les commerces qui ont été définis au printemps comme non-essentiels, notamment les bars et restaurants seront fermés", a indiqué le chef de l’Etat, qui a par ailleurs annoncé de nouvelles aides pour les entreprises "fermées administrativement".

Triple objectif

Emmanuel Macron a insisté sur le fait de protéger les autres lors de son allocution. "Notre premier objectif est de protéger les plus âgés et les plus fragiles. Le second est de protéger les plus jeunes. Le dernier étant de protéger nos soignants."

Face à cette hausse, la piste de l’immunité collective est souvent annoncée. Une solution que rejette le président français : "la France risque de connaître au moins 400.000 morts supplémentaires d’ici à quelques mois si rien n’est fait face à l’épidémie de Covid-19 dans l’idée de rechercher l’immunité collective. Jamais la France n’adoptera cette stratégie qui signifierait le tri entre les patients"

Une autre solution pourrait être de confiner les personnes à risque, ce qu’Emmanuel Macron refuse également.

Les capacités de réanimation vont également être portées à 10.000 lits, soit un doublement du nombre initial. "Nous sommes en train d’augmenter notre capacité en réanimation mais ce n’est pas la bonne réponse" à l’épidémie, a déclaré le chef de l’Etat.

L’Europe submergée

La France est, comme ses voisins, "submergée par l’accélération soudaine de l’épidémie", car le Covid-19 "semble gagner en force à mesure que l’hiver approche et que les températures" baissent, a déclaré mercredi Emmanuel Macron.

Dans tous les pays européens, "nous en sommes au même point, débordés par une deuxième vague qui sera sans doute plus dure et plus meurtrière que la première", a ajouté le chef de l’Etat au cours d’une allocution télévisée pour annoncer de nouvelles restrictions.

Tests aux frontières

Des "tests rapides obligatoires" du Covid-19 seront déployés "pour toutes les arrivées" dans "les ports, les aéroports", et "pour les déplacements internationaux", a affirmé mercredi Emmanuel Macron.

"Aucun voyageur ne doit pouvoir entrer sur le territoire européen sans qu’on soit certain qu’il n’est pas porteur du virus", a-t-il ajouté lors d’une allocution télévisée, en précisant que les frontières intérieures à l’Europe "demeureront ouvertes" et "sauf exception, les frontières extérieures resteront fermées."

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