Coronavirus en Europe: les Pays-Bas n'ont pas été assez empathiques envers l'Europe méridionale, admet Hoekstra

Coronavirus en Europe: les Pays-Bas n'ont pas été assez empathiques envers l'Europe méridionale, admet Hoekstra
Coronavirus en Europe: les Pays-Bas n'ont pas été assez empathiques envers l'Europe méridionale, admet Hoekstra - © EMMANUEL DUNAND - AFP

Les Pays-Bas n'ont pas montré suffisamment d'empathie la semaine dernière envers les autres pays de l'Union européenne, a admis mardi le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra.

Le gouvernement est "insuffisamment parvenu" à montrer ce à quoi il était prêt dans le cadre européen, a concédé le grand argentier batave dans un entretien à RTL Nieuws.

Les critiques ont déferlé ces derniers jours contre l'opposition de La Haye - mais aussi de l'Allemagne et d'autres pays riches du nord de l'UE - à l'idée d'instaurer une obligation européenne de type "corona-bond" qui permettrait aux pays les plus touchés (Italie et Espagne notamment) d'emprunter à moindre coût en partageant le risque financier avec l'ensemble de l'UE.


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Ce mardi encore, des responsables politiques italiens ont publié dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung une opinion au picrate dénonçant le manque d'éthique et de solidarité des Pays-Bas.

La semaine dernière, M. Hoekstraavait jugé que la Commission européenne devrait ouvrir une enquête afin de comprendre pourquoi certains pays membres ne disposaient pas de marge budgétaire pour répondre à la crise sanitaire. Il a déclaré à plusieurs reprises que certains pays auraient dû économiser davantage ces dernières années pour absorber les coûts entraînés par la pandémie.

Un plan européen

Jeudi dernier, constatant leur incapacité à s'entendre sur la réponse socio-économique à apporter à la crise, les dirigeants des 27 pays de l'UE ont chargé les ministres Finances de la zone euro de formuler des propositions dans les jours à venir. Une réunion de l'Eurogroupe est programmée le 7 avril prochain. Les présidents de la Commission et du Conseil, Ursula von der Leyen et Charles Michel, ont en outre été chargés de préparer un programme de sortie de crise et un plan de relance.

Pour autant, Wopke Hoekstra s'oppose toujours à la création d'une euro-obligation, sous-entendant notamment que cela prendrait trop de temps. "Ce n'est pas une solution pour un problème qui se pose dès maintenant et cela générera davantage de risque pour tous les membres de la zone euro", a-t-il dit. Il se prononce donc pour l'activation du fonds d'urgence de l'UE, le Mécanisme européen de stabilité (MES), mais sous de strictes conditions, ce qu'avait rejeté l'Italie la semaine dernière. Wopke Hoekstra se dit aussi prêt à discuter d'une autre forme de solidarité européenne, par exemple dans le domaine des soins médicaux.

 


Belga

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