Coronavirus en Espagne : épicentre de l'épidémie, Madrid est soumis à un bouclage partiel

Contrôle de police dans un quartier de Madrid le 22 septembre 2020.
Contrôle de police dans un quartier de Madrid le 22 septembre 2020. - © OSCAR DEL POZO - AFP

Désormais on ne peut plus entrer ni sortir librement de la capitale espagnole, sauf pour des raisons de première nécessité comme aller travailler, étudier ou se rendre chez le médecin par exemple.

Au printemps dernier, il avait respecté le confinement à la lettre, mais cette fois-ci c’en est trop : Manuel a quitté Madrid vendredi après-midi avant la mise sous cloche de la capitale espagnole. Il sera en télétravail chez des amis à la campagne : "Je dois m’enfuir comme un voleur pour éviter des mesures de reconfinements qui, sans être expert, de toute façon ne régleront rien".


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L’incertitude plane sur l’efficacité réelle de ce bouclage car, à l’intérieur de Madrid, on peut continuer à circuler librement… et puis chaque jour un million de personnes entrent dans la capitale pour travailler.

Les bars et les restaurant doivent fermer à 23 heures et selon Miguel, serveur, c’est un horaire incompatible avec les habitudes locales : "C’est beaucoup trop tôt ! A 11 heures d’habitude ici en Espagne, à Madrid, c’est le moment où beaucoup de tables se remplissent. Là, les clients ne viendront plus !".

Résignation

Les réunions de plus de 6 personnes sont interdites, même dans la sphère privée. Chez les habitants, c’est la résignation plus que la colère qui domine. Sofia, étudiante, essaye de relativiser : "Cela va parce que moi, j’avais fait le confinement en mars ici à Madrid. Je n’étais pas sortie de chez moi pendant deux mois, donc j’ai vu comment c’était. Dans tous les cas je dois étudier, pour moi cela tombe bien".

Ces nouvelles restrictions doivent durer 2 semaines au minimum mais le gouvernement régional, opposé au reconfinement, a présenté un recours devant la justice.

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