Coronavirus : en Chine, critiquer la réponse des autorités peut coûter 7 ans de prison

Les chinois croient de moins en moins à la parole officielle face à l'épidémie du Coronavirus.
Les chinois croient de moins en moins à la parole officielle face à l'épidémie du Coronavirus. - © MARK RALSTON - AFP

Selon le média Vice, le gouvernement chinois a déployé un arsenal pour traquer les citoyens qui oseraient critiquer la réponse du gouvernement face au Coronavirus. Traquer les réseaux sociaux et les médias vindicatifs, pressions et possibles condamnation à sept ans de prison, Pékin veut absolument éviter de répéter ce qui s’est passé avec la crise du Stras en 2003, où de vives critiques avaient été professées à l’encontre du gouvernement.


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Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est montrée confuse dans son évaluation de l’épidémie, indiquant tantôt un risque élevé, tantôt un risque modéré au niveau international, de nombreux citoyens expriment une plus grande inquiétude.

Attention quand vous parlez à vos amis

Et c’est bien contre eux, explique Vice, que le gouvernement chinois déploie l’artillerie lourde. Des douzaines d’utilisateurs sur les réseaux sociaux ont été arrêtées pour avoir " propagé de fausses informations sans vérification ". L’un d’eux était le médecin qui a été parmi les premiers à alerter sur le virus sur le groupe de discussion privé " WeChat group ". Il est aujourd’hui contaminé par le coronavirus.


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Un homme est actuellement en détention pour avoir critiqué la façon dont était gérée cette crise dans un groupe de discussion privé… Avec ses amis.

Système de censure dernier cri

La Chine a à sa disposition un système de censure très évolué. Notamment, un super pare-feu qui censure toute information que le gouvernement estime être des "rumeurs". C’est le cas, par exemple, des posts de familles infectées appelant au secours ou encore de personnes vivant actuellement en quarantaine, précise Vice.


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Face à la crise, la Chine va un cran plus loin pour ce qui est dans la censure. Les autorités auraient annoncé que toutes personnes cherchant à " perturber l’ordre social ", en postant sur les réseaux sociaux des informations provenant d’autres sources que les médias d’Etat, s’exposent à une peine de prison pouvant aller de trois à sept ans de prison.

Une attitude répressive du gouvernement chinois qui, en mettant à rude épreuve la liberté d’expression, en pleine période de crise, conduit sa population à ne plus croire en la parole officielle, comme l’explique Marie Holzman dans une tribune pour le journal Le Monde.

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