Coronavirus: ces fossoyeurs se mettent en grève et demandent plus de personnel face à la pandémie

Coronavirus: ces fossoyeurs se mettent en grève et demandent plus de personnel face à la pandémie
Coronavirus: ces fossoyeurs se mettent en grève et demandent plus de personnel face à la pandémie - © Bloomberg Creative - Getty Images/Bloomberg Creative

Les employés des pompes funèbres municipales de Madrid ont organisé une grève de 24 heures pour exiger plus de personnel afin de faire face à l'augmentation prévue du nombre de décès dus à la pandémie de coronavirus qui connaît une deuxième vague.

Des dizaines d'employés des pompes funèbres se sont rassemblés à l'entrée du cimetière de Carabanchel, dans le sud de Madrid, en ce dimanche de la Toussaint où les familles se rendent traditionnellement sur les tombes de leurs proches et ont appelé le maire de Madrid José Luis Martinez-Almeida à démissionner

Le funérarium municipal a besoin d'au moins "15 à 20" personnes supplémentaires pour faire face à l'augmentation du nombre de décès dus à la maladie de Covid-19 et éviter "l'improvisation" qui a prévalu lors de la première vague, a déclaré Manuel Carmona, un responsable syndical.

De 5 à 6 jours pour un enterrement

Au plus fort de la première vague de la pandémie, fin mars et avril, il fallait attendre cinq à six jours pour un enterrement et les crémations avaient dû être effectuées dans des villes situées à des centaines de kilomètres, faute de moyens. La patinoire de Madrid avait dû être utilisée comme une morgue de fortune pour les victimes du coronavirus.

"Nous ne voulons pas être complices de cette irresponsabilité", a ajouté Manuel Carmona

Malgré les nombreuses restrictions imposées en Espagne depuis juillet, les infections se sont multipliées.

La capacité d'accueil des cimetières de Madrid pour la Toussaint a été réduite cette année de moitié en raison de la pandémie et les groupes de visiteurs ont été limités à six au maximum. Pour faire respecter les règles, la mairie a déclaré qu'elle allait déployer jusqu'à 300 policiers municipaux et deux drones.

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