Coronavirus au Liban: la Banque mondiale menace de suspendre les aides suite à des violations des règles de vaccination

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Image d'illustration. - © ANWAR AMRO - AFP

La vaccination contre le Covid-19 de députés en dehors du circuit officiel a suscité mardi une forte indignation au Liban, la Banque mondiale allant jusqu'à menacer de suspendre son financement de la campagne en raison de cette "violation".

16 députés et quatre employés du Parlement ont été vaccinés dans les locaux de l'institution, a reconnu mardi son secrétaire général Adnane Daher.

"Ce qui s'est passé aujourd'hui est une violation, nous ne pouvons pas nous taire", a fustigé devant la presse le président de la commission gouvernementale chargée de la vaccination, Abdel Rahmane Bizri, précisant avoir renoncé à démissionner après avoir discuté avec son équipe et la Banque mondiale.

L'information a suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux, le mot dièse #NoWasta ("pas de passe-droit" en arabe). Les députés sont accusés de ne pas s'être enregistrés sur la plateforme en ligne pour prendre rendez-vous dans un centre spécialisé.

Dans un pays rongé par la corruption et le clientélisme, frappé par une grave crise économique, la classe politique est régulièrement fustigée pour sa gestion désastreuse des affaires publiques.

Le Liban a entamé le 14 février sa campagne de vaccination grâce à une aide de 34 millions de dollars de la Banque mondiale, qui avait assuré que des observateurs garantiraient "un accès équitable" au vaccin.

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