Coronavirus au Japon : un projet de loi prévoit la prison pour les personnes contaminées qui refusent l'hospitalisation

Coronavirus au Japon : un projet de loi prévoit la prison pour les personnes contaminées qui refusent l’hospitalisation
Coronavirus au Japon : un projet de loi prévoit la prison pour les personnes contaminées qui refusent l’hospitalisation - © RODRIGO REYES MARIN - AFP

Le gouvernement japonais a approuvé vendredi deux projets de loi visant à renforcer l’efficacité des mesures restrictives pour lutter contre le coronavirus, qui permettraient, s’ils sont adoptés tels quels, d’infliger des amendes et même des peines de prison aux réfractaires.

Le Japon vit une forte recrudescence des cas de Covid-19 mais, contrairement aux mesures prises dans d’autres pays, les appels des autorités à la population à limiter ses sorties et aux bars et restaurants à fermer plus tôt le soir ne sont pour l’instant assortis d’aucune sanction en cas de non-respect.

Le gouvernement nippon tente de trouver un équilibre entre les mesures contre le coronavirus et le maintien de l’activité économique, mais l’action perçue comme insuffisante du Premier ministre Yoshihide Suga face à la crise sanitaire est vivement critiquée.

Les nouveaux projets de loi prévoient des peines d’emprisonnement allant jusqu’à un an pour les personnes testées positives mais refusant d’être hospitalisées, une mesure contestée par l’opposition.

Ils fixent également des amendes allant jusqu’à 500.000 yens (près de 4000 euros) pour les bars et restaurants refusant de fermer à 20 heures, comme recommandé dans le cadre de l’état d’urgence.

Relativement épargné jusqu’ici par la pandémie comparé à beaucoup d’autres pays, avec quelque 4700 morts recensés en un an, le Japon subit depuis novembre une nouvelle vague d’infections.

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