Coronavirus au Etat-Unis : la politique migratoire de Trump attendra

La police migratoire américaine a annoncé suspendre la plupart des interpellations et des expulsions de sans-papiers en raison du nouveau coronavirus.
La police migratoire américaine a annoncé suspendre la plupart des interpellations et des expulsions de sans-papiers en raison du nouveau coronavirus. - © BRENDAN SMIALOWSKI - AFP

La police migratoire américaine a annoncé suspendre la plupart des interpellations et des expulsions de sans-papiers en raison de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus.

Pour protéger "le public et ses agents", la police de l’immigration (ICE) a décidé de "concentrer" ses moyens sur les personnes posant un "risque pour la sécurité publique" ou "à emprisonner pour des raisons criminelles".

Pour les autres, elle "reportera ses opérations à l’après-crise ou utilisera des alternatives à la détention", selon un communiqué.

Personne ne doit renoncer à se soigner par peur d’une action de maintien des lois migratoires

Quant aux arrestations maintenues, elles ne pourront pas avoir lieu près ou dans des centres de soins, sauf dans "les circonstances les plus extraordinaires".

"Personne ne doit renoncer à se soigner par peur d’une action de maintien des lois migratoires", a poursuivi ICE.

Plus de 10 millions d’étrangers en situation irrégulière vivent aux Etats-Unis et la police migratoire procède à environ 250.000 expulsions par an, dont la plupart concernent déjà des personnes arrêtées pour avoir violé d’autres lois.

Le président républicain Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale une de ses priorités, a tenté d’augmenter les expulsions, promettant de renvoyer "des millions" de sans-papiers dans leur pays.

Mais il s’est notamment heurté aux résistances des "villes-sanctuaires" aux mains des démocrates, qui refusent de collaborer avec ICE.

9500 cas aux Etats-Unis

Depuis le début de la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis, où près de 9500 personnes ont été contaminées et 150 tuées, les militants associatifs demandent la remise en liberté des migrants placés en centre de rétention.


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Une plainte a même été déposée lundi contre ICE pour la forcer à libérer les migrants les plus vulnérables détenus dans un centre de l’Etat de Washington, épicentre de la maladie.

Les tribunaux spécialisés dans les affaires d’immigration ont de leur côté renoncé à certaines audiences et en mènent certaines par téléphone.

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