Coronavirus: après plusieurs rejets, un navire accoste au Cambodge avec deux Belges à bord

Un navire de croisière, interdit dans cinq ports asiatiques par crainte du coronavirus, a accosté ce jeudi soir au Cambodge. Des médecins sont montés à bord afin de détecter les cas éventuels. Deux Belges se trouvent parmi les passagers.

Tests de contamination en cours

D’après l’opérateur du paquebot Westerdam, la compagnie Holland America Line, aucun cas de nouveau coronavirus n’a été détecté sur le navire. Des médecins sont montés ce jeudi à bord du paquebot avant qu’il n’accoste. Une vingtaine de passagers sont malades, mais "ils ne présentent aucun symptôme du Covid-19", a indiqué le ministre cambodgien des Transports.


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"Nous voulons juste nous assurer que tout va bien. Leurs échantillons seront envoyés à l’Institut Pasteur de Phnom Penh pour tester une éventuelle contamination", a-t-il ajouté.

10 jours d’attente et ce n’est pas fini

Les touristes à bord du Westerdam avaient embarqué le 1er février à Hong Kong, où près de 50 cas de Covid-19 ont été détectés. Ils devaient ensuite poursuivre leur voyage au Japon. Mais par crainte de l’épidémie, le paquebot s’est vu interdire d’accoster dans l’archipel nippon, puis à Taïwan, aux Philippines, sur l’île américaine de Guam et en Thaïlande. Les passagers ont ainsi erré en mer plus de 10 jours.


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Mercredi, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a autorisé le navire à débarquer dans le port de Sihanoukville. Le Cambodge est un proche allié de Pékin, qui y a investi des milliards de dollars. Hun Sen s’est par ailleurs rendu en Chine la semaine dernière pour apporter son soutien au pays en pleine crise sanitaire. Des bus sont déjà affrétés pour conduire les passagers à Phnom Penh, d’où ils seront rapatriés en avion. Ils doivent rester à bord jusqu’à ce que leur retour soit organisé.
 

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