Corée du Sud: 35 ans de prison requis à l'encontre de l'ex-présidente

L'ancienne présidente de Corée du sud Park Geun-hye, le 29 novembre 2016
L'ancienne présidente de Corée du sud Park Geun-hye, le 29 novembre 2016 - © JEON HEON-KYUN

Le parquet sud-coréen a requis mercredi 35 ans de prison à l'encontre de l'ancienne présidente Park Geun-hye qui avait été destituée puis condamnée à l'issue d'un retentissant scandale de corruption et d'abus de pouvoir.

Première femme élue présidente en Corée du Sud, Park Geun-hye avait été destituée en 2017 à l'issue de manifestations monstres provoquées par des révélations selon lesquelles sa confidente et elle auraient touché des pots-de-vin soutirés aux plus grands conglomérats du pays en échange de faveurs.

En 2018, elle avait été condamnée à 32 ans de détention pour corruption, abus de pouvoir, violation de la loi électorale et pour avoir détourné des fonds du Service national du renseignement (NIS).


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Lors de son procès en appel devant la Haute cour de Séoul, le parquet a demandé sa condamnation à 35 ans d'emprisonnement et que l'amende soit portée à 33,3 milliards de wons (24,5 millions d'euros) contre 20 milliards de wons précédemment, selon l'agence de presse Yonhap.

Park Geun-hye, qui refuse depuis plus de deux ans d'assister à la plupart des procédures judiciaires, a boycotté l'audience, a rapporté Yonhap.

Le verdict de la cour sera rendu le 10 juillet.

Ce scandale de corruption avait mis en lumière les accointances troubles entre les conglomérats familiaux sud-coréens comme Samsung, et le pouvoir politique, au travers de Park Geun-hye et de sa conseillère de l'ombre Choi Soon-sil, qui avaient accepté des pots-de-vin en échange de faveurs politiques.