COP26 : maintenir la Terre à une température vivable sera "difficile mais pas impossible", selon Jean-Pascal van Ypersele

La COP a joué les prolongations mais aura finalement rendu son bilan ce 13 novembre avec un accord revu à la baisse mais néanmoins satisfaisant selon le climatologue et ancien président du GIEC Jean-Pascal Van Ypersele. Il estime positif que le rapport du GIEC ai été utilisé comme "base pour mesurer le fossé entre les plans nationaux […] pour rester sous l’objectif d’1,5° C" de plus par rapport à l’ère pré-industrielle.

Il applaudit également la finalisation du "plan de mise en œuvre de l’accord de Paris" qui permettra aux autorités représentées par quelque 200 délégations lors de la COP26 de concrétiser la limitation des émissions de gaz à effet de serre.

"Maintenant on peut se consacrer à l’action puisque l’atmosphère, elle ne connaît que la réalité, que les réductions d’émissions", insiste-t-il. "Elle ne connaît pas les discours politiques, les textes dans lesquels on change un mot."

Attendre pour juger

Mais tout n’est pas pour autant tout rose, ou plutôt tout vert dans la déclaration commune qui a permis d’aboutir à un accord lors de la conférence sur le climat. De nombreux défenseurs climatiques dénoncent notamment sa position sur le charbon.

Le climatologue préfère attendre de voir comment les décisions actées lors de la COP 26 vont être concrétisées. "La preuve de la qualité d’un gâteau c’est quand on peut manger le résultat, ce n’est pas la recette", lance-t-il. Il préconise donc d’attendre "les mois et les années qui viennent pour voir ce que tout cela va devenir".

Alors le monde peut-il parvenir à maintenir les températures sur Terre à un niveau acceptable ou tout du moins vivable ? "Ce n’est pas impossible. C’est difficile mais ce n’est pas impossible", selon Jean-Pascal van Ypersele. "Chaque dizaine de degré" gagné est un pas en avant "vers une situation un peu meilleure".

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