Contrôles aux frontières: effet domino et pression supplémentaire sur la Grèce

Les contrôles à la frontière franco-belge seront intensifiés avec, notamment, le déploiement de 250 à 290 policiers
Les contrôles à la frontière franco-belge seront intensifiés avec, notamment, le déploiement de 250 à 290 policiers - © KURT DESPLENTER - BELGA

En début de semaine, la Belgique a décidé de rétablir des contrôles à certains points de sa frontière avec la France pour anticiper l'arrivée de migrants qui voudraient se rendre en Belgique après la décision française de démanteler une partie du camp de Calais. Pour le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA), il s'agit notamment de sauver la saison touristique sur le littoral belge. 

Mais cette décision n'est qu'un épisode de plus dans le jeu de domino enclenché en Europe depuis plusieurs mois. Après l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie, la République tchèque, la Suède et le Danemark, la Belgique est en fait le septième pays européen à prendre une telle décision.

Cette mesure de rétablissement des contrôles aux frontières est prévue par les accords de Schengen. Mais cela doit être temporaire et justifié devant la Commission européenne. La menace grave pour l'ordre public et la sécurité intérieure est systématiquement invoquée pour expliquer le retour de ces contrôles. Mais, en fait, il s'agit surtout de ne pas importer chez soi un problème qui touche son voisin.

Et puis, il s'agit aussi de mettre encore un peu plus de pression sur la Grèce, le pays où débarque la grande majorité des réfugiés aujourd'hui. Rétablir les contrôles aux frontières, c'est barrer la route aux migrants qui finiront par être bloqués en Grèce. Depuis ce dimanche déjà, la Macédoine renvoie vers Athènes tous les Afghans qui tentent de passer sa frontière.

Mais bizarrement, personne là-bas ne s'inquiète de sauver la saison touristique en Grèce.

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