Considérée comme morte, la mer d'Aral semble ressuscitée en Asie centrale

La mer d'Aral le 25 août 2000.
La mer d'Aral le 25 août 2000. - © NASA

Pendant de longues années, la mer d'Aral, située en Asie centrale, à cheval entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, s'est évaporée en raison des chantiers de l'ancienne URSS. Pour produire du coton en masse, le bloc soviétique avait en effet détourné les fleuves. Aujourd’hui, la mer d’Aral semble renaître.

En 50 ans, la mer d'Aral a perdu 90% de son volume

Grâce à de nombreux efforts, l’eau refait son apparition dans ce qui est désormais un désert de sel. À l’époque, il s’agissait du 4e plus grand lac de la planète. De fait, une grande partie de la région vivait grâce à la pêche. Mais à partir de 1960, l’URSS a décidé de transformer les steppes désertiques en cultures intensives de blé et de coton. Pour irriguer les champs, les fleuves ont été détournés. Conséquence ? La hausse de la salinité a rendu toute vie presque impossible.

Reprise progressive de la vie dans le nord

Aujourd’hui, la partie sud reste un vaste désert mais la vie reprend peu à peu au nord. "Après que l’eau et les poissons aient disparu, les oiseaux sont partis aussi, ils ne pouvaient plus rester. Mais depuis quelques années, l'eau revient", explique un habitant proche de la zone. Un barrage construit en 2005 a permis de faire remonter le niveau de l'eau de six mètres, dans le nord. La zone nord de la mer d’Aral a ainsi retrouvé 18% de sa surface initiale. Et les poissons reviennent au plus grand bonheur des pêcheurs qui ont capturé 7 106 tonnes de poissons en 2016.

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