Congo: une faction du M23 nie qu'il y ait un accord avec le gouvernement

"En rapport avec un éventuel accord à signer le 15 mars 2013 (...), notre Mouvement affirme haut et fort ne pas être saisi ni par la facilitation ni par le gouvernement de Kinshasa à ce sujet", explique un communiqué de la branche du général Sultani Makenga.

"Si ce document existe, il devrait faire l'objet d'une négociation entre notre mouvement et le gouvernement de la RDC en présence de la facilitation", assurée par le président de l'Ouganda, Yoweri Museveni, poursuit le texte signé par Bertrand Bisimwa, président politique du M23 pro-Makenga.

"Il est donc malvenu, a-t-il souligné, de prétendre que notre mouvement apposera sa signature sur un accord qu'il n'a pas négocié."

Le "projet" de cet accord dont l'AFP a obtenu une copie a été élaboré à l'issue des négociations ouvertes le 9 décembre dernier entre les deux camps sous l'égide de l'Ouganda.

Le communiqué des pro-Makenga a par ailleurs nié des allégations du porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, selon lesquelles Kinshasa a reçu des "offres du groupe Makenga disant qu'ils veulent renoncer à la rébellion et intégrer l'armée gouvernementale" mais que ce n'était "pas encore officiel".

Depuis la signature le 24 février d'un accord-cadre de l'ONU pour la pacification de l'Est congolais, signé par onze pays africains, des combats opposent deux factions du M23, qui se partagent des zones adossées au Rwanda et à l'Ouganda.

Belga

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