Congo: le M23 met "un terme à sa rébellion", l'armée va viser les FDLR

La direction du M23 "annonce [...] qu'elle a décidé à dater de ce jour de mettre un terme à sa rébellion et de poursuivre, par des moyens purement politiques, la recherche des solutions aux causes profondes qui ont présidé à sa création", indique un communiqué signé du chef de la branche politique du mouvement, Bertrand Bisimwa.

"A cet effet", tous les chefs militaires de la rébellion "sont priés de préparer les hommes des troupes au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion sociale dont les modalités sont à convenir avec le gouvernement" de la RDC, ajoute ce bref communiqué.

L'ONU et Kinshasa avaient exigé dimanche et lundi que le M23 annonce publiquement la fin de sa rébellion, conformément à l'engagement qu'avaient pris, selon eux, les négociateurs du M23 à Kampala, la capitale ougandaise, où les deux belligérants discutent bon an mal an depuis décembre.

Le gouvernement de la RDC a annoncé mardi à l'aube avoir emporté une victoire militaire "totale" sur le M23 après la chute des deux dernières collines que tenait la rébellion dans les montagnes de la province du Nord-Kivu.

Après le M23, les FDLR

Le gouvernement ne compte pas en rester là. "Il n'y a plus de place dans notre pays pour quelque groupe irrégulier que ce soit", a déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, ajoutant: "Le M23 était en tête de liste, ils ont été remplacés par les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). On va s'occuper de les désarmer."

La victoire obtenue mardi contre les rebelles du M23 "n'a pas pour conséquence de mettre un terme aux efforts de normalisation de notre pays", et "cela se concrétisera par l'offensive que va lancer incessamment" l'armée contre les différentes milices qui pullulent dans la moitié est du pays, a-t-il ajouté.

Après les FDLR, "ce sera les ADF-NALU et la LRA (rebelles ougandais, ndlr) puis les FNL" burundais et ensuite les différentes milices congolaises, a ajouté le ministre.

Arrivées sur le territoire congolais en 1994, les FDLR regroupent des extrémistes hutus dont un certain nombre ont participé au génocide rwandais. Le gouvernement congolais a depuis lors été régulièrement accusé de les instrumentaliser et les soutenir dans sa lutte contre certains groupes rebelles soutenus par le Rwanda et l'Ouganda.

 

Belga

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