Conflit en Syrie: les Etats-Unis bombardent un convoi pro-régime près de la Jordanie

Le camp de Zaatari, qui accueille 80,000 réfugiés syriens, à la frontière jordanienne.
Le camp de Zaatari, qui accueille 80,000 réfugiés syriens, à la frontière jordanienne. - © THOMAS COEX - AFP

Les Etats-Unis ont bombardé jeudi un convoi lié au régime syrien près de la frontière jordanienne, jugé menaçant pour des forces de la coalition contre le groupe Etat islamique, a indiqué à l'AFP un responsable américain de la Défense.

Le convoi bombardé "n'a pas répondu" aux avertissements visant à l'empêcher "de s'approcher trop près de forces de la coalition à At-Tanf", un camp de rebelles syriens soutenus par les Etats-Unis et leurs alliés, a indiqué ce responsable.

Il s'agit selon lui d'un incident ponctuel qui n'indique pas de changement dans la stratégie de la coalition qui ne combat que les djihadistes en Syrie.

"Nous n'avons pas frappé tout le convoi, seulement certains véhicules de tête", a par ailleurs précisé ce responsable américain.

Avant le bombardement, les avertissements ont été donnés notamment via la ligne de communication spéciale mise en place avec la Russie, alliée du régime syrien, pour éviter les incidents entre avions russes et avions de la coalition dans le ciel de la Syrie, selon ce responsable.

"Une démonstration de force"

Pour tenter d'arrêter le convoi, les avions ont fait également "une démonstration de force" et ont procédé à "des tirs d'avertissement", a-t-il affirmé. "Nous ne sommes pas sûrs qu'il s'agisse de forces syriennes, mais c'était en tout cas des forces travaillant clairement avec les Syriens."

Les Etats-Unis et la coalition ne bombardent pas les forces liées au régime syrien, à l'exception du bombardement de la base aérienne syrienne d'Al-Chaayrate début avril par les Etats-Unis à la suite d'une attaque chimique imputée au régime.

La coalition a aussi reconnu avoir frappé "par erreur" fin septembre des combattants du régime syrien fin septembre près de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie. La coalition les avait identifiés à tort comme des djihadistes.

Les rebelles d'At-Tanf ont été la cible de plusieurs attaques ces derniers mois. En juin 2016, des avions russes alliés du régime avaient bombardé le site, selon des informations du Wall Street Journal.

Début avril 2017, l'EI avait attaqué la base avec un véhicule piégé et un groupe d'assaut d'une trentaine de kamikazes. L'attaque avait été repoussée par les rebelles et des forces de la coalition.

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