Conflit en Syrie: la Russie accuse les Occidentaux de protéger les "terroristes"

Ex-espion empoisonné: la Russie va "bien sûr" expulser des diplomates britanniques
Ex-espion empoisonné: la Russie va "bien sûr" expulser des diplomates britanniques - © YURI KADOBNOV - AFP

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé vendredi les Occidentaux de chercher à "préserver le potentiel militaire des terroristes" en Syrie à l'issue de pourparlers avec l'Iran et la Turquie à Astana, au Kazakhstan.

"Nous voyons chez certains de nos collègues occidentaux une volonté d'éviter aux terroristes les coups et de préserver leur potentiel militaire", a déclaré M. Lavrov après des discussions sur la Syrie avec ses homologues turc et iranien. M. Lavrov fait notamment référence à l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, le Front al-Nosra, qui joue selon lui "le rôle de provocateur dans les scénarios de metteurs en scène géopolitiques occidentaux".

La Russie et l'Iran, alliés du régime de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, se sont réunis vendredi dans la capitale kazakhe pour évoquer la situation en Syrie et notamment la crise humanitaire dans Ghouta orientale, bastion rebelle que les forces gouvernementales tentent de reprendre depuis un mois via une offensive meurtrière.

Dans un communiqué final à l'issue des pourparlers, les trois pays ont promis de continuer à "liquider" le Front al-Nosra et les autres groupes associés avec al-Qaïda. Le processus d'Astana réunit depuis janvier 2017, sans implication de Washington, des discussions réunissant des représentants de Damas et une délégation rebelle.

Ex-espion empoisonné

Sur la question de l'ex espion empoisonné, la Russie va "bien sûr" expulser des diplomates britanniques en riposte à l'expulsion de 23 de ses diplomates décidée par Londres, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie russe. "Nous allons bien sûr le faire", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. 

Londres, Berlin, Paris et Washington ont publié un communiqué commun affirmant que la responsabilité de Moscou était la seule explication "plausible" dans l'empoisonnement le 4 mars de l'ex-espion russe Sergueï Skirpal et de sa fille dans le sud de l'Angleterre à l'aide d'un agent innervant militaire.

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