Conflit en Libye : Haftar et al-Sarraj, proche d'un cessez-le-feu

Le conflit en Libye dure depuis 2011.
Le conflit en Libye dure depuis 2011. - © MAHMUD TURKIA - AFP

Alors que le président du Conseil européen, Charles Michel s’est rendu en Turquie ce samedi à propos de la situation en Libye, tard dans la soirée, les deux parties au conflit, les forces du gouvernement d’union nationale (GNA) guidées par Fayez al-Sarraj et celles liées au maréchal Haftar se sont dit prêtes à un cessez-le-feu, à certaines conditions.

Pour le GNA, ce sera sans Haftar

Le chef du Gouvernement d’union nationale libyen (GNA) reconnu par l’ONU, Fayez al-Sarraj, a déclaré samedi qu’un cessez-le-feu en Libye devrait être conditionné à un retrait de son rival, l’homme fort de l’est libyen le maréchal Khalifa Haftar.

A l’issue d’un entretien à Rome avec le Premier ministre italien Giuseppe Conte, Fayez al-Sarraj a déclaré qu’il "saluait" l’initiative de la Turquie et de la Russie qui ont appelé ce mercredi les belligérants à déclarer un cessez-le-feu à partir de dimanche.

"Les conditions sont le retrait de la part de l’assaillant, qui ne semble pas le vouloir car il a un autre modus operandi", a-t-il dit.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont appelé mercredi à Istanbul à l’instauration de ce cessez-le-feu et samedi, la Turquie a demandé à la Russie de convaincre le général Haftar de le respecter.

Un accord fragile

Le maréchal Haftar a salué jeudi l’appel au cessez-le-feu, mais il a aussi annoncé la poursuite des "efforts de ses forces armées dans leur guerre contre les groupes terroristes" qui se sont emparés, selon lui, de la capitale libyenne. Haftar a estimé que la stabilité et la relance du processus politique ne pouvaient être réalisées avant l' "éradication des groupes terroristes" et la dissolution et le désarmement des milices qui selon lui se sont emparées de Tripoli.

Pourtant, tard dans la soirée, les forces de l’homme fort de l’est libyen, le maréchal Haftar, ont annoncé samedi un cessez-le-feu à partir de dimanche 00h00 (22h00 GMT), conformément à l’appel lancé ce mercredi de Moscou et Ankara.

Elles ont prévenu toutefois dans un bref communiqué, que la "riposte sera sévère en cas de violation de la trêve par le camp adverse", en allusion aux forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et basé à Tripoli.
 

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