Conflit au Yémen: frappes aériennes de la coalition saoudienne contre l'avancée des rebelles

La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a annoncé samedi avoir lancé des frappes aériennes pour soutenir les forces progouvernementales et contrer une avancée des rebelles Houthis sur la ville de Marib, dans le nord du pays.

Cette décision intervient au lendemain d'une frappe de drone contre une raffinerie de pétrole à Ryad revendiquée par les Houthis, et alors que les rebelles soutenus par l'Iran ont réalisé des avancées majeures aux alentours de Marib, s'emparant d'une montagne stratégique.

L'agence de presse officielle saoudienne a publié des images des frappes aériennes lancées par la coalition, affirmant que l'offensive visait à "contrecarrer la tentative de la milice houthie d'avancer sur Marib via Kassara". Kassara est l'une des lignes de front au nord-ouest de la ville de Marib, dernier bastion gouvernemental dans le nord.

La coalition, entrée dans le conflit au Yémen en 2015 pour défendre le gouvernement assiégé, a déclaré avoir réussi à détruire des équipements militaires houthis, notamment des chars, et à infliger de "lourdes pertes".


►►► A lire aussi: Dix ans après la révolution, y a-t-il un espoir de paix pour le Yémen ?


La télévision Al-Masirah, contrôlée par les rebelles, a fait état de 38 frappes aériennes dans la région de Marib.

De son côté, un responsable gouvernemental a déclaré à l'AFP que la coalition avait lancé au moins 20 frappes.

"Au moins 70 combattants ont été tués, dont 22 des forces gouvernementales, et des dizaines ont été blessés dans les affrontements des dernières 48 heures", a-t-il dit.

"Les rebelles ont lancé une attaque violente à Kassara, notamment avec des chars, et elle a été déjouée grâce au soutien aérien de la coalition".

La guerre civile entre les forces gouvernementales et les rebelles Houthis sévit depuis 2014. Depuis février, les rebelles font pression pour s'emparer de Marib.

La perte de Marib serait un coup dur pour le gouvernement yéménite, mais également une menace pour les civils, dont au moins un million de déplacés ayant trouvé refuge dans des camps dans la région.

Malgré la dernière avancée des rebelles, des analystes estiment que la ville pourrait ne pas tomber de sitôt, compte tenu de la puissance de feu écrasante de la coalition.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK