Commission européenne: le Parlement européen a définitivement rejeté la candidate française Sylvie Goulard

Nouvelle Commission européenne: le Parlement européen a définitivement rejeté la candidate-commissaire Sylvie Goulard
Nouvelle Commission européenne: le Parlement européen a définitivement rejeté la candidate-commissaire Sylvie Goulard - © KENZO TRIBOUILLARD - AFP

La Française Sylvie Goulard ne sera pas la prochaine commissaire européenne au marché intérieur. Sa candidature a été définitivement rejetée par les députés européens. Lors de son oral de rattrapage ce jeudi matin, la centriste n'a pas réussi à convaincre les parlementaires de sa probité. 

Sylvie Goulard n'a pas réussi à lever le double soupçon qui pesait sur elle. Celui d'avoir eu recours à un emploi fictif alors qu'elle était députée européenne. Une affaire qui lorsqu'elle éclate il y a deux ans, l'avait forcée à démissionner du gouvernement français. Les députés européens ne comprennent pas pourquoi ce qui est valable en France ne le serait pas pour un poste de commissaire européen.


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Sylvie Goulard n'a pas non plus trouvé les arguments pour justifier la généreuse rémunération que lui versait un think-tank américain toujours lorsqu'elle était parlementaire européenne.
Résultat, par 89 voix contre, 29 pour et une abstention, les députés rejettent sa candidature.

Sylvie Goulard, victime collatérale de la méthode Macron

Un coup dur pour Emmanuel Macron. C'est lui qui avait choisi Sylvie Goulard. C'est lui qui est visé à travers l'éviction de sa candidate. Le PPE, le groupe politique de centre droit particulièrement virulent lors de ces auditions, n'a toujours pas digéré le veto du président français à l'encontre du système des Spitzenkandidaten. Un veto qui avait empêché l'Allemand Manfred Weber, l'actuel chef de groupe du PPE, de s’asseoir dans le fauteuil de président de la Commission.

Mais c'est un coup dur aussi pour Ursula von der Leyen. La présidente de la future Commission européenne avait déjà eu du mal à s'imposer devant le Parlement en juillet dernier. Aujourd'hui elle a du mal à imposer les membres de son équipe. Dans ces conditions, le vote de confirmation de la commission devant le parlement qui devait de dérouler le 23 octobre prochain n'est pas garantie.

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