Comment Dubaï compte devenir l'eldorado des influenceurs

Dans cette vidéo publiée sur son compte YouTube, Amel Talks fait découvrir à ses abonnés le quartier de la Marina, au cœur de Dubaï. C’est là que cette Lilloise s’est installée il y a 4 ans. Présente sur YouTube et sur Instagram, elle est suivie par des dizaines de milliers de personnes qui s’intéressent à l’Emirat.

Temple du luxe et avantages fiscaux

JLC Family, Nabilla et Thomas, Jessica et Thibault, Stéphanie Durant ou encore Caroline Receveur, Dubaï attire de plus en plus d’influenceurs.

Ce monde-là, Amel le connaît très bien. Et, cet attrait pour la cité-Etat du Golfe ne l’étonne pas du tout.

"Beaucoup de gens souhaitent s’installer à Dubaï en ce moment parce qu’on n’a pas autant de restrictions sanitaires qu’en France. On peut vivre une vie normale", constate-t-elle.

Résider à Dubaï présente aussi de nombreux avantages fiscaux. Les influenceurs ne paient pas d’impôts sur leurs revenus ou sur leurs sociétés.

"Un influenceur de la téléréalité qui a plus de 3 millions de followers : un placement de produit sur son compte coûtera en moyenne 3000 à 7000 euros. En s’installant ici, il crée sa société en free zone. Les démarches administratives sont très simples et rapides. Grâce à cela, il peut continuer à faire ses partenariats en générant des revenus et il ne paie aucune taxe et aucun impôt en étant résident à Dubaï", explique l’influenceuse.

Des activités gratuites contre des posts sur les réseaux

La star française Nabilla, qui compte plus de 6 millions d’abonnés sur Instagram, s’est installée à Dubaï. Ses photos sur les plages font très souvent le tour de la toile.

Le DJ belge aux 100.000 followers, Daddy K, ne réside pas dans l’Emirat mais il effectue plusieurs l’aller-retour par an. Pour lui, c’est sûr, les influenceurs sont les moteurs de la promotion de la ville : "Il y a même des applications pour les influenceurs. Cela te permet de t’inscrire et si tu es approuvé, tu peux aller faire des activités, manger dans des restos, tout cela gratuitement en échange de certains posts sur les réseaux sociaux. Ils sont à fond là-dedans, très ouverts à ça et ils attirent vraiment ce genre de clientèle car ils savent que ça permettra d’attirer d’autres visiteurs puisque cela va toucher des millions de followers", décrit le DJ belge.

Une stratégie de communication réussie

Assem Chammah dirige une entreprise en Belgique qui met en relation les influenceurs et les marques. Son métier, c’est la publicité. "La publicité, c’est une communication sur les valeurs. Les influenceurs qui vont à Dubaï véhiculent un set de valeur qui ne correspond pas forcément au set de valeur de tous les types d’influenceurs. Ce sont des sets de valeur très lifestyle, un peu plus ostentatoire, un peu plus exubérant", décrypte-t-il.

"Quand on va être sur des influenceurs qui vont communiquer des valeurs comme l’écologie, le développement durable, le respect du droit humain, un environnement comme Dubaï ne va pas fonctionner", ajoute le spécialiste en communication.

Attirant pour les uns, repoussant pour les autres, même en pleine pandémie, l’Emirat est parvenu à faire parler de lui.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK