Commémoration à Auschwitz, Vladimir Poutine brille par son absence

Commémoration à Auschwitz, Vladimir Poutine brille par son absence
Commémoration à Auschwitz, Vladimir Poutine brille par son absence - © ODD ANDERSEN - BELGAIMAGE

Il y a 70 ans, le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau où ont lieu les pires horreurs de l'Holocauste était libéré par l'Armée rouge. Plus d'un million de personnes, essentiellement des juifs, y ont été assassinées. Une cérémonie de commémoration est prévue ce mardi sur le site de l'ancien camp, en présence notamment du roi Philippe et de la reine Mathilde mais aussi des présidents allemand, polonais, français. Toutefois, cette année ce sont les absents qui se font le plus remarquer. En pleine crise ukrainienne, le président russe Vladimir Poutine a refusé de venir.

Moscou a justifié l'absence de Vladimir Poutine par le fait qu'il n'a pas été officiellement invité. Seulement, le musée d'Auschwitz affirme qu'aucune invitation n'a été envoyée, les commémorations étant ouvertes à toutes les délégations internationales. La Russie sera donc représentée par le chef de l'administration présidentielle, Sergueï Ivanov.

En Pologne, cet imbroglio autour des invitations est perçu comme un prétexte de la part du Kremlin pour que Vladimir Poutine ne vienne pas à Auschwitz alors que l'Occident le tient pour responsable de la guerre dans l'est de l'Ukraine. Le président ukrainien, Petro Porochenko, a pour sa part annoncé sa venue.

Depuis le début de la révolution à Kiev, la Pologne n'a eu cesse de soutenir les Ukrainiens pro-occidentaux. La semaine dernière, la tension est montée d'un cran entre Varsovie et Moscou lorsque le chef de la diplomatie polonaise Grzegorz Schetyna a affirmé que ce sont les Ukrainiens du premier front ukrainien soviétique qui ont libéré Auschwitz-Birkenau, minimisant le rôle de l'Armée rouge.

Son homologue russe Sergei Lavrov a immédiatement dénoncé "l'hystérie anti-russe" et affirmé qu'il faut "cesser de se moquer de l'Histoire". Septante ans après la libération du camp, l'Histoire pourrait toutefois bien se répéter et conduire à une nouvelle guerre froide.

Damien Simonart, correspondant pour la RTBF à Auschwitz

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