Colombie: signature ce lundi d'un accord historique après une guérilla de 54 ans

2500 personnes vêtues de blanc, le secrétaire général de l'ONU, 27 chefs d'Etats américains et tout un parterre de personnalités assisteront ce soir à Carthagène en Colombie à la signature de l'accord de paix entre les FARC et le pouvoir colombien.

L’accord, longuement négocié, va mettre un terme à plus d'un demi-siècle d'affrontements sanglants, d'enlèvements et de disparitions.

Cet accord est historique parce qu'il met fin à la guérilla née en 1964 d'une insurrection paysanne. En 54 ans, la guerre entre les Farc, forces armées révolutionnaires de Colombie, l'armée colombienne a fait 260 000 morts, 45 000 disparus et près de 7 millions de déplacés. C'est donc un espoir de paix, et l'accord doit être ratifié le 2 octobre par un referendum populaire.

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Le processus de paix entre les FARC et le gouvernement colombien. © AFP

Les rebelles reçoivent 10 sièges au parlement

L'accord est aussi historique par son mécanisme. Négocié pendant 4 ans à La Havane sous la médiation de Cuba et de la Norvège, l'accord prévoit une réforme agraire, la fin du commerce de la drogue et la démobilisation en 6 mois d'environ 7000 rebelles. Leurs armes seront fondues et transformées en 3 monuments. L'accord a aussi un volet judiciaire : les rebelles comme les miliaires accusés des crimes les plus graves seront jugés devant des tribunaux spéciaux. Pour les autres, ce sera l’amnistie. Il y a, en outre, un volet politique : les rebelles renoncent aux actions armées et reçoivent 10 sièges au parlement.

La signature de l'accord sera précédée d’une cérémonie miliaire et des prières, dans tous les lieux de culte, pour la réconciliation de tous les Colombines.

Mais ce ne sera pas encore la fin des affrontements armés : car un autre mouvement, l'ELN, sévit toujours et des négociations sont à peine entamées.

Mais la deuxième guérilla de Colombie promet de cesser ses attaques jusqu'au referendum de dimanche.

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