Climat: à Paris, un millier d'étudiants français mobilisés aux côtés de Greta Thunberg

Les étudiants français commencent à leur tour à se mobiliser pour le climat, même si la mobilisation est pour l'instant incomparable à ce que l'on connaît chez nous. Soutenus par Greta Thunberg, élève suédoise devenue icône de la lutte pour sauver la planète, un millier d'étudiants ont manifesté cet après-midi dans les rues de Paris, principalement de jeunes femmes. C'est le deuxième vendredi pour le climat en France.

Pour une décroissance énergétique

Avec cette deuxième manifestation, les organisateurs voulaient montrer que "l'onde de choc de la jeunesse commence seulement à se faire sentir".

Leur technique? Imposer au gouvernement des "ultimatums punitifs". La semaine dernière, ils avaient réclamé le respect immédiat des Accords de Paris (réduction des émissions de gaz à effet de serre de 4 % par an minimum) et l'inscription dans la Constitution, à l'article premier, du fait que "La France est une République indivisible, laïque, démocratique, sociale, solidaire et écologique".

Aujourd'hui, pour cette deuxième "leçon", ils n'ont pas réclamé "davantage d'énergies renouvelables mais la décroissance énergétique". "Nous exigeons qu'un plan contraignant soit mis en place immédiatement avec pour objectif de diviser au minimum par quatre notre consommation énergétique d'ici à 2050". Ils demandent également la fin du nucléaire pour 2030. Le tout au son des slogans tels que "Et 1, et 2, et 3 degrés, c'est un crime contre l'humanité!"

La jeune militante suédoise Greta Thunberg a pris le Thalys ce matin depuis Bruxelles pour rejoindre Paris, où elle a participé à la manifestation dans une grande cohue médiatique. Elle est également l'invitée d'un débat à 18h30. Anuna De Wever, Kyra Gantois et Adelaïde Charlier, organisatrices des marches belges pour le climat, ont aussi fait le voyage à Paris. D'autres leaders estudiantins ont aussi fait le déplacement, depuis l'Allemagne, notamment.

Quelques personnalités comme Juliette Binoche, l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot ou la maire de Paris Anne Hidalgo se sont également joints au cortège.

Succès limité

Avec un millier de participants, les étudiants reconnaissent que le mouvement a du mal à démarrer en France. La mobilisation n'est pas celle que l'on connaît en Belgique, où les étudiants étaient 35.000 dans les rues de Bruxelles le 24 janvier dernier. "On essaie de créer un mouvement aussi grand que dans les autres pays, montrer que les jeunes sont là, et pas que les jeunes d'ailleurs. C’est important de montrer que la France se bouge, un peu tard c'est vrai mais nous voulons montrer que nous sommes vraiment un mouvement international", a expliqué une jeune manifestante à notre journaliste présente sur place.

Une grande manifestation internationale pour le climat aura lieu le 15 mars, elle est prévue depuis 3 mois déjà. En Belgique comme en France, des milliers d'étudiants ont déjà inscrit ce rendez-vous dans leur agenda.

Le 15 mars prochain, c'est à une grève scolaire à l'échelle mondiale que ces meneuses estudiantines convient les élèves et tous les sympathisants de la cause climatique. Chez nous, elle aura en tout cas lieu à Bruxelles. En France, 78 mobilisations sont déjà recensées pour cette date, de Lille à Calvi.

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