Chine: vol inaugural du plus gros hydravion au monde

Le plus gros hydravion du monde, d'une envergure de plus de 38 mètres, a effectué dimanche un vol inaugural d'environ une heure
Le plus gros hydravion du monde, d'une envergure de plus de 38 mètres, a effectué dimanche un vol inaugural d'environ une heure - © Twitter - ChinaAviationReview‏

Le plus gros hydravion du monde, un appareil construit en Chine d'une envergure de plus de 38 mètres, a effectué dimanche un vol inaugural d'environ une heure après avoir décollé de la ville méridionale de Zhuhai.

Surnommé "Kunlong" selon l'agence officielle Chine nouvelle, l'AG600 est doté de quatre turbopropulseurs et est censé pouvoir rester 12 heures dans les airs. Il peut embarquer 50 personnes. "Ce vol inaugural réussi fait de la Chine un des rares pays au monde capable de construire de larges avions amphibies", a déclaré à l'agence l'ingénieur en chef Huang Lingcai.

L'hydravion possède des applications militaires mais est destiné à la lutte contre les feux de forêt et le sauvetage en mer. Dix-sept exemplaires en ont été commandés à la Corporation chinoise de l'industrie de l'aviation (CCIA), contrôlée par l'État, selon les médias officiels.

Il avoisine la taille d'un Boeing 737 et est largement plus grand que tous les autres appareils conçus pour se poser sur l'eau et en décoller, avait déclaré le directeur général adjoint de la CCIA, Geng Ruguang, cité par l'agence.

L'envergure de ses ailes est toutefois considérablement plus petite que celle du H-4 Hercules, un hydravion surdimensionné conçu dans les années 1940 pour transporter les troupes alliées. Cet appareil est considéré comme le plus gros jamais construit bien qu'il n'ait volé qu'une seule fois, en 1947.

L'AG600 pourrait du fait de ses capacités être utilisé par la Chine dans le cadre de ses projets dans les secteurs maritimes disputés de la mer de Chine méridionale, revendiquée en quasi totalité par Pékin.

"Sa portée opérationnelle de 4.500 km et sa capacité à amerrir est propice à son déploiement sur les îles artificielles chinoises", a observé James Char, analyste à l'Université technologique Nanyang de Singapour

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