Chine : la vice-présidente de la région du Xinjiang accusée de corruption

Chine : la vice-présidente de la région du Xinjiang accusée de corruption
Chine : la vice-présidente de la région du Xinjiang accusée de corruption - © JOHN MACDOUGALL - AFP

La vice-présidente de la région du Xinjiang (nord-ouest), où des milliers d’Ouighours et d’autres membres de communautés musulmanes seraient détenus dans des camps de rééducation, est sous le coup d’une enquête pour corruption, ont annoncé lundi les autorités.

Ren Hua, 56 ans, est soupçonnée "de violations graves de la discipline et de la loi", un euphémisme qui désigne des faits de corruption, selon la Commission centrale pour l’inspection de la discipline, chargée de la lutte contre la corruption dans le pays.

Originaire de la province de Shandong (est), cette Han diplômée de l’université du Xinjiang occupe le poste de vice-présidente de la région depuis janvier 2018. Elle est actuellement numéro deux du département de la propagande du Comité du parti communiste.


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Jusqu’à un million d’Ouighours et membres de minorités ethniques turcophones musulmanes seraient détenus dans des camps dans la région, selon des défenseurs des droits de l’homme. Les autorités chinoises affirment qu’il s’agit de centres à visée éducative ayant pour vocation de contrer l’extrémisme islamiste, mais les militants ouïgours dénoncent une stratégie de lavage de cerveau visant à éradiquer leur culture et leur identité.

Un nombre croissant de cadres du parti communiste sont poursuivis en justice dans le cadre de la campagne anticorruption menée par le président Xi Jinping, qui selon ses détracteurs a pour objectif d’écarter ses ennemis politiques.

Le nombre de poursuites en justice pour corruption a presque doublé en 2019, selon le procureur général du pays.

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